Dangote lance en septembre une raffinerie de 17 milliards de dollars au Kenya
Le groupe Dangote démarre fin septembre les travaux de sa raffinerie kényane de 17 milliards de dollars. Le site doit être achevé en trois ans, après la mise en service de la mégaraffinerie de Lagos.

Dangote Group enclenche une nouvelle phase de son expansion pétrolière. L'entreprise nigériane démarre avant la fin septembre la construction d'une raffinerie au Kenya, pour un investissement de 17 milliards de dollars. Le chantier doit durer trois ans. Aliko Dangote, son fondateur, a bâti sa fortune sur le ciment avant de se lancer dans les hydrocarbures. Cette fois, il pose ses capitaux en Afrique de l'Est, une région qui importe la quasi-totalité de son carburant raffiné.
Le calendrier n'est pas anodin. La mégaraffinerie de Lekki, près de Lagos, tourne depuis peu après des années de retard et plus de 20 milliards de dollars engloutis. Elle doit traiter 650 000 barils par jour à pleine capacité. Le projet kényan s'inscrit dans la même logique : réduire la dépendance du continent aux produits raffinés importés, alors que les raffineries locales ferment les unes après les autres. Nairobi importe chaque mois des cargaisons d'essence et de gazole, une facture qui pèse sur ses réserves de devises.
Pour les pays voisins, l'enjeu dépasse le seul Kenya. Une raffinerie de cette taille en Afrique de l'Est pourrait faire baisser les prix à la pompe en Ouganda, en Tanzanie ou au Rwanda, à condition que la logistique suive. Les traders surveillent aussi l'effet sur les flux de brut : Dangote devra sécuriser son approvisionnement, soit auprès des producteurs du golfe de Guinée, soit via des importations. Le financement du projet, lui, reste flou. Dix-sept milliards de dollars, c'est plus de dix fois le budget annuel du ministère kényan de l'Énergie.
Reste à voir si le calendrier tient. Dangote a mis près de dix ans à sortir sa raffinerie de Lagos de terre, entre dépassements de coûts et retards d'approvisionnement. Le Kenya, lui, a déjà connu des projets pétroliers avortés, comme celui de Lamu. La différence, cette fois, c'est l'opérateur : un industriel qui a prouvé qu'il pouvait lever des milliards et aller au bout. Le pari est colossal, mais l'homme a l'habitude des chantiers que personne d'autre ne veut porter.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

eTranzact bondit de 10 % à la Bourse de Lagos, le marché gagne 0,47 %
L'indice All-Share de la NGX a clôturé jeudi 29 octobre 2026 en hausse de 0,47 %, à 254 083,02 points. eTranzact signe la meilleure performance des valeurs technologiques avec un gain de 10 %.

Luanda pourrait dépasser Lagos comme ville la plus peuplée d'Afrique subsaharienne d'ici 2050
Selon un rapport de la Banque mondiale, la capitale angolaise Luanda devrait connaître une croissance démographique plus rapide que Lagos, menaçant la position de la mégapole nigériane d'ici 2050.

Cadbury Nigeria : 14,48 milliards de nairas de bénéfice avant impôt en neuf mois
Le groupe agroalimentaire nigérian a dégagé un bénéfice avant impôt de 14,48 milliards de nairas sur les neuf premiers mois de 2026, en hausse de 4,75 % sur un an, pour un chiffre d'affaires de 126,69 milliards de nairas.