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Dangote : l'Afrique a besoin d'électricité et de capitaux pour devenir un géant industriel

Aliko Dangote estime que le continent ne pourra pas se transformer en puissance manufacturière sans régler d'abord la question énergétique et sans mobiliser des capitaux massifs, à commencer par les siens.

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Rédaction SendXOF

Publié le 22 octobre 2026

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Dangote : l'Afrique a besoin d'électricité et de capitaux pour devenir un géant industriel

Aliko Dangote ne parle pas en l'air. L'homme d'affaires nigérian, dont le groupe pèse des dizaines de milliards de dollars, a répété cette semaine ce qu'il martèle depuis des années : l'Afrique ne deviendra pas un pôle manufacturier tant qu'elle n'aura pas réglé deux problèmes de base, l'accès à l'électricité et la mobilisation de capitaux. Il ne s'agit pas d'un slogan. Dangote a lui-même engagé 50 milliards de dollars dans des projets industriels à travers le continent, de la raffinerie de Lekki aux cimenteries. Un pari personnel qui, selon lui, doit servir de démonstration.

Le constat est simple. Une usine qui tourne au diesel coûte trop cher pour être compétitive. Les coupures répétées au Nigeria, en Afrique du Sud ou au Kenya plombent les marges avant même la première commande. Dangote cite l'exemple de sa raffinerie, conçue pour produire localement ce que le continent importe massivement. Sans une énergie fiable et bon marché, aucun tissu industriel ne tient. Les investisseurs étrangers le savent et regardent ailleurs.

Le second verrou, c'est l'argent. Les banques africaines prêtent peu à l'industrie, et les marchés de capitaux restent étroits. Dangote plaide pour que les États et le secteur privé cessent d'attendre des capitaux extérieurs et mobilisent l'épargne locale. Son propre groupe a financé ses projets en grande partie sur fonds propres et emprunts bancaires, une méthode qu'il juge réplicable. Pour les opérateurs du change, une industrialisation réussie changerait la donne : moins d'importations, donc moins de pression sur les devises. Des plateformes comme SendXOF suivent ces flux au quotidien, car la demande de transferts entre le Nigeria et ses voisins dépend directement de la santé des échanges commerciaux.

Reste la question du temps. Dangote ne promet pas de miracle. Il parle d'une génération de travailleurs à former, d'infrastructures à construire, de règles à stabiliser. Son pari à 50 milliards de dollars n'est pas un investissement de court terme. Mais il a une vertu : il montre que des capitaux africains peuvent financer des projets industriels africains. À condition que l'électricité suive.

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