Dangote : l'Afrique a besoin d'électricité et de capitaux pour devenir un géant industriel
Aliko Dangote estime que le continent ne pourra pas se transformer en puissance manufacturière sans régler d'abord la question énergétique et sans mobiliser des capitaux massifs, à commencer par les siens.

Aliko Dangote ne parle pas en l'air. L'homme d'affaires nigérian, dont le groupe pèse des dizaines de milliards de dollars, a répété cette semaine ce qu'il martèle depuis des années : l'Afrique ne deviendra pas un pôle manufacturier tant qu'elle n'aura pas réglé deux problèmes de base, l'accès à l'électricité et la mobilisation de capitaux. Il ne s'agit pas d'un slogan. Dangote a lui-même engagé 50 milliards de dollars dans des projets industriels à travers le continent, de la raffinerie de Lekki aux cimenteries. Un pari personnel qui, selon lui, doit servir de démonstration.
Le constat est simple. Une usine qui tourne au diesel coûte trop cher pour être compétitive. Les coupures répétées au Nigeria, en Afrique du Sud ou au Kenya plombent les marges avant même la première commande. Dangote cite l'exemple de sa raffinerie, conçue pour produire localement ce que le continent importe massivement. Sans une énergie fiable et bon marché, aucun tissu industriel ne tient. Les investisseurs étrangers le savent et regardent ailleurs.
Le second verrou, c'est l'argent. Les banques africaines prêtent peu à l'industrie, et les marchés de capitaux restent étroits. Dangote plaide pour que les États et le secteur privé cessent d'attendre des capitaux extérieurs et mobilisent l'épargne locale. Son propre groupe a financé ses projets en grande partie sur fonds propres et emprunts bancaires, une méthode qu'il juge réplicable. Pour les opérateurs du change, une industrialisation réussie changerait la donne : moins d'importations, donc moins de pression sur les devises. Des plateformes comme SendXOF suivent ces flux au quotidien, car la demande de transferts entre le Nigeria et ses voisins dépend directement de la santé des échanges commerciaux.
Reste la question du temps. Dangote ne promet pas de miracle. Il parle d'une génération de travailleurs à former, d'infrastructures à construire, de règles à stabiliser. Son pari à 50 milliards de dollars n'est pas un investissement de court terme. Mais il a une vertu : il montre que des capitaux africains peuvent financer des projets industriels africains. À condition que l'électricité suive.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Nigeria : les revenus annuels sous 800 000 nairas exonérés d'impôt
La nouvelle loi de réforme fiscale nigériane dispense les particuliers gagnant 800 000 nairas ou moins par an d'impôt sur le revenu, une mesure qui touche des millions de travailleurs du secteur informel.

Dangote prépare ses trois filles à reprendre un empire estimé à 58 milliards de dollars
Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, place progressivement ses trois filles aux commandes de son conglomérat. Une succession qui pourrait porter sa fortune à 58 milliards de dollars.

La CBN veut resserrer les liens financiers entre le Nigeria et la Chine
Olayemi Cardoso, gouverneur de la CBN, a rencontré des chefs d'entreprise pour fluidifier les paiements transfrontaliers et attirer davantage d'investissements chinois au Nigeria.