Cyberassurance : l'Afrique reste à la traîne face à la hausse des risques numériques
La dépendance croissante des entreprises aux systèmes numériques élargit le déficit de protection cyber dans les marchés émergents. L'Afrique et l'Amérique latine ne représentent qu'environ 2 % des primes mondiales, alors que les primes cyber devraient atteindre 16,4 milliards de dollars en 2026.

Les cyberattaques se multiplient, mais l'assurance qui va avec ne suit pas. À l'échelle mondiale, les primes d'assurance cyber devraient passer de 16,4 milliards de dollars en 2026 à 17,1 milliards en 2027. Pourtant, l'Afrique et l'Amérique latine ne pèsent chacune qu'environ 2 % de ce marché. Un déséquilibre qui expose les entreprises locales à des risques bien plus lourds que leurs homologues occidentales.
Au Nigeria, par exemple, les PME sont devenues des cibles privilégiées pour les rançongiciels. Beaucoup n'ont ni pare-feu digne de ce nom, ni plan de continuité. Quand une attaque paralyse les systèmes, les pertes financières s'accumulent et la reprise se compte en semaines. Les compagnies d'assurance locales proposent des polices limitées, souvent trop chères pour les petites structures, et les grands groupes se tournent vers Londres ou les Bermudes pour se couvrir.
Ce déficit de protection n'est pas qu'un problème d'assureurs. Il reflète un écosystème numérique encore fragile, où la cybersécurité est perçue comme un coût et non comme un investissement. Pour la diaspora ouest-africaine, cette réalité change la donne sur le coût des transferts : les plateformes numériques qui gèrent les flux financiers doivent renforcer leurs systèmes pour protéger les données, et ces coûts se répercutent parfois sur les frais.
À mesure que les économies africaines se digitalisent, le besoin de couverture va se faire plus pressant. Mais sans une prise de conscience des dirigeants et des incitations réglementaires, le gap risque de se creuser encore. Les assureurs qui s'implanteront tôt sur ce créneau pourront capter un marché prometteur, à condition de proposer des produits adaptés aux réalités locales.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Dangote Refinery vise le titre de plus grande raffinerie du monde d'ici 2028
Aliko Dangote a annoncé une introduction en Bourse pour sa raffinerie, avec une offre de 2 000 milliards de nairas. L'objectif : devenir la plus grande raffinerie du monde d'ici 2028.

Crypto : les plateformes quittent le terrain du trading pour celui du quotidien
Longtemps cantonnées à l'achat et à la vente d'actifs numériques, les plateformes crypto nigérianes explorent désormais des usages plus concrets, comme les paiements, les prêts ou les transferts. Un virage qui pourrait élargir leur base d'utilisateurs.

Le gouverneur d'Oyo propose de vendre le brut local à prix réduit pour alléger le carburant
Seyi Makinde, gouverneur de l'État d'Oyo, s'oppose au retour de la subvention sur l'essence et propose que les raffineries nigérianes achètent le brut local à un prix préférentiel. Objectif affiché : faire baisser le prix du carburant à la pompe.