Bauchi supprime les frais de passage pour attirer les investisseurs télécoms
Le gouverneur Bala Mohammed a décidé d'annuler les redevances d'occupation du domaine public pour le déploiement de la fibre optique, une mesure destinée à doper les investissements dans le haut débit et à étendre la couverture réseau.

Le gouverneur de l'État de Bauchi, Bala Mohammed, a signé un décret qui met à zéro les frais de droit de passage (right-of-way) pour l'installation de la fibre optique. Concrètement, les opérateurs télécoms qui veulent poser des câbles sur le domaine public de l'État ne paieront plus rien. La mesure vise à faire venir les investisseurs dans un secteur où les coûts d'infrastructure freinent encore le déploiement du haut débit. Bauchi rejoint ainsi une poignée d'États nigérians qui ont choisi de sacrifier une recette immédiate pour stimuler la connectivité.
Le droit de passage est un péage que les États fédérés font payer aux opérateurs pour chaque kilomètre de fibre posé sur les routes ou les terrains publics. Ces frais varient d'une région à l'autre et peuvent représenter une part significative du coût d'installation. En les supprimant, Bauchi envoie un signal clair : le coût d'entrée pour les réseaux est trop élevé, et l'État préfère attirer des investissements durables plutôt que d'encaisser des recettes ponctuelles. La décision s'inscrit dans un contexte où le Nigeria cherche à porter sa couverture Internet à un niveau comparable à celui des pays émergents.
Pour les opérateurs, l'équation est simple : moins de frais, plus de kilomètres de fibre posés. Mais l'impact ne se limite pas aux grands opérateurs. Les fournisseurs de services Internet locaux, souvent plus petits, pourraient aussi profiter de cette ouverture pour étendre leurs réseaux dans des zones rurales jusqu'ici délaissées. La suppression des frais de passage pourrait accélérer le déploiement de la 4G et préparer le terrain à la 5G dans les villes secondaires de l'État.
Reste à voir si d'autres États suivront l'exemple de Bauchi. La question du financement des infrastructures numériques reste entière : supprimer les frais de passage ne résout pas tout, notamment l'accès à l'électricité et la sécurité des installations. Mais la décision du gouverneur Bala Mohammed place la barre haut et pourrait créer un précédent dans la course à la connectivité que se livrent les États nigérians.
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