ÉconomieNigeria

28 États nigérians encore dépendants de la manne fédérale malgré la hausse de leurs revenus propres

Entre janvier et mai 2026, 28 États nigérians ont reçu 2 640 milliards de nairas de la répartition fédérale (FAAC), soit plus que leurs recettes internes cumulées sur l'ensemble de l'année 2025. La dépendance aux transferts fédéraux reste massive malgré une croissance de l'IGR.

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Rédaction SendXOF

Publié le 9 septembre 2026

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28 États nigérians encore dépendants de la manne fédérale malgré la hausse de leurs revenus propres

La manne fédérale continue de faire vivre la majorité des États nigérians. Selon les chiffres publiés par Business A.M., 28 États sur 36 ont reçu, entre janvier et mai 2026, 2 640 milliards de nairas via le compte de répartition fédéral (FAAC). À titre de comparaison, leurs recettes internes (IGR) cumulées sur toute l'année 2025 n'atteignent pas ce montant. Un écart qui en dit long sur la solidité financière réelle des gouvernorats.

Prenons l'exemple de Lagos, souvent cité comme le modèle à suivre. L'État génère à lui seul près de 20 % de l'IGR nationale, avec environ 900 milliards de nairas attendus en 2025. Pourtant, même Lagos continue de recevoir des allocations fédérales substantielles. Dans le même temps, des États comme Yobe, Kebbi ou Taraba peinent à dépasser 50 milliards de nairas de recettes propres par an. Résultat : sans les virements mensuels d'Abuja, plusieurs administrations locales seraient tout simplement incapables de payer les salaires.

Cette dépendance structurelle a un coût. Les gouverneurs réclament régulièrement une hausse de la part du FAAC, mais les experts pointent du doigt l'absence de diversification économique. La faiblesse de l'IGR s'explique par une base fiscale étroite, une informalité massive et une mauvaise gestion des impôts locaux. Pour la diaspora ouest-africaine, ces déséquilibres budgétaires pèsent aussi sur la valeur du naira et sur le coût des transferts vers le pays.

Tant que les États n'élargiront pas leur assiette fiscale, la quête de ressources restera un jeu à somme nulle. Le gouvernement fédéral, lui, voit sa marge de manœuvre réduite : chaque naira redistribué à travers le FAAC est un naira qui ne finance ni les infrastructures, ni la sécurité. La réforme des finances publiques locales n'est pas une option, c'est une urgence pour sortir du cercle vicieux de la dépendance.

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