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Un économiste nigérian veut forcer les banques à financer l'agriculture et l'industrie

Au Nigeria, un expert propose d'obliger les banques à orienter davantage de crédits vers l'agriculture, l'industrie et la construction, pour créer des emplois et faire profiter les citoyens des réformes économiques.

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Rédaction SendXOF

Publié le 12 octobre 2026

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Un économiste nigérian veut forcer les banques à financer l'agriculture et l'industrie

Les banques nigérianes prêtent trop peu aux secteurs qui font tourner l'économie réelle. Un expert vient de le dire tout net : il faut les contraindre à financer l'agriculture, l'industrie manufacturière et la construction. L'idée n'est pas neuve, mais elle revient en force alors que les réformes économiques du gouvernement, notamment la fin des subventions sur l'essence et la libéralisation du naira, n'ont pas encore produit les effets promis sur le quotidien des Nigérians.

Le constat est simple. Les banques préfèrent acheter des obligations d'État, considérées comme sans risque, plutôt que de prêter à un agriculteur ou à un petit industriel. Résultat : le crédit bancaire au secteur privé productif reste faible, autour de 15 % du PIB selon les chiffres de la Banque centrale du Nigeria. À titre de comparaison, dans des pays comme l'Afrique du Sud ou le Kenya, cette part dépasse souvent les 30 %. Sans financement, pas d'usines, pas d'emplois, pas de transformation locale des matières premières.

Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Car si les banques nigérianes se mettent à financer l'économie réelle, elles auront besoin de capitaux stables, notamment en devises. Or, une partie de ces devises vient des envois d'argent des Nigérians de l'étranger, estimés à plus de 20 milliards de dollars par an. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, ce qui donne une idée de la pression sur le naira et sur les coûts de transfert.

Reste à savoir comment forcer les banques à changer de cap. L'expert évoque des quotas de crédit obligatoires, un outil déjà utilisé dans les années 1970 au Nigeria, avec des résultats mitigés. D'autres pays, comme l'Inde, ont préféré des incitations fiscales et des garanties publiques. Sans mécanisme clair, le risque est que les banques contournent les règles ou prêtent à des entreprises proches du pouvoir. La vraie question n'est pas de savoir s'il faut financer l'économie réelle, mais comment le faire sans reproduire les erreurs du passé.

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