UBA pousse le Nigeria et le Brésil à renforcer leurs échanges commerciaux
Oliver Alawuba, directeur général du groupe United Bank for Africa, appelle Abuja et Brasília à approfondir leurs liens commerciaux, en misant sur l'agroalimentaire, l'énergie et les infrastructures.

Oliver Alawuba a choisi une tribune publique pour poser une idée simple : le Nigeria et le Brésil commercent trop peu pour deux géants qui se ressemblent. Le directeur général du groupe United Bank for Africa s'exprimait sur les opportunités encore inexploitées entre les deux pays. Les échanges bilatéraux restent modestes au regard du poids démographique et économique des deux nations. Le Nigeria compte plus de 220 millions d'habitants, le Brésil dépassé les 200 millions. Pourtant, les flux commerciaux entre Lagos et São Paulo ne pèsent qu'une fraction de ce qu'ils représentent avec la Chine, l'Inde ou les États-Unis.
Le banquier identifie plusieurs secteurs où les complémentarités sautent aux yeux. L'agroalimentaire d'abord : le Brésil est une puissance agricole mondiale, le Nigeria cherche à réduire sa dépendance aux importations alimentaires. L'énergie ensuite, avec l'expertise brésilienne en pétrole offshore et en biocarburants. Les infrastructures enfin, où les entreprises brésiliennes de construction ont déjà une présence en Afrique. Alawuba plaide pour des accords commerciaux concrets, pas des déclarations d'intention. Il évoque aussi le rôle des banques pour financer et sécuriser ces flux, notamment via des lignes de crédit dédiées aux importateurs nigérians.
Le contexte monétaire complique l'équation. Le Naira a perdu près de 70 % de sa valeur face au dollar depuis la libéralisation du taux de change en juin 2023. Les importateurs nigérians qui veulent acheter brésilien doivent composer avec un coût du dollar élevé et une volatilité persistante. Pour les opérateurs, cette instabilité renchérit chaque transaction et rend les contrats à long terme risqués. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, ce qui donne aux commerçants une lecture immédiate du coût de leurs opérations en devises.
Reste à savoir si l'appel d'Alawuba se traduira par des actes. Le Nigeria a signé ces dernières années plusieurs protocoles d'accord avec le Brésil, sans que les volumes décollent vraiment. Les obstacles sont connus : distances logistiques, barrières tarifaires, absence de lignes maritimes directes régulières. Une banque peut faciliter les paiements et réduire les risques, mais elle ne remplace pas une politique commerciale. Pour que Lagos et Brasília passent des discours aux flux, il faudra des décisions au sommet, pas seulement des tribunes.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Nigeria : les manutentionnaires au sol suspendent les services à XEJET pour une dette de 300 millions de nairas
L'Association des manutentionnaires aériens du Nigeria a ordonné à ses membres de cesser toute prestation pour XEJET Airline, qui doit 300 millions de nairas. La compagnie risque l'immobilisation.

Nigeria : les applis bancaires et fintech équipent 88 % des utilisateurs de smartphones
Un rapport de KPMG et Orange révèle que 88 % des utilisateurs nigérians de smartphones ont une application bancaire ou fintech. OPay domine le marché devant les banques traditionnelles.

Abu Dhabi veut devenir le premier gouvernement natif de l'IA
Abu Dhabi organise en octobre un sommet mondial sur l'intelligence artificielle, réunissant investisseurs et entreprises tech pour présenter son ambition de devenir le premier gouvernement 100 % IA.