UBA appelle à transformer les opportunités africaines en projets bancables
Le patron d'UBA, Oliver Alawuba, plaide pour que les vastes opportunités du continent soient converties en projets attractifs pour les investisseurs internationaux.

Oliver Alawuba ne mâche pas ses mots. Le directeur général du groupe United Bank for Africa (UBA) a profité d'une prise de parole publique pour lancer un appel clair : l'Afrique regorge de promesses, mais elle doit encore apprendre à les transformer en projets concrets, capables d'attirer les capitaux étrangers. Un constat qui revient souvent dans les milieux d'affaires, mais que le banquier nigérian formule avec une urgence nouvelle. Pour lui, le continent ne peut plus se contenter de discours sur son potentiel. Il faut des dossiers solides, chiffrés, prêts à être financés.
Le message s'adresse autant aux gouvernements qu'aux entrepreneurs. Alawuba insiste sur la nécessité de structurer les opportunités — infrastructures, énergie, agriculture, technologie — pour qu'elles répondent aux exigences des investisseurs internationaux. UBA, présente dans vingt pays africains et sur les principales places mondiales, se positionne comme un pont entre ces besoins de financement et les bailleurs de fonds. La banque veut jouer un rôle moteur dans cette mutation, en accompagnant les porteurs de projets et en facilitant les échanges de capitaux.
Cette sortie intervient dans un contexte où les flux d'investissements directs étrangers vers l'Afrique restent en deçà des besoins. Les infrastructures, notamment, souffrent d'un déficit de financement chronique. Pour combler l'écart, les institutions financières africaines doivent prendre leurs responsabilités et innovent. Le groupe UBA, qui a récemment multiplié les partenariats stratégiques, entend bien peser dans ce débat. Son dirigeant rappelle que la croissance du continent dépendra de sa capacité à séduire les capitaux, mais aussi à les retenir sur le long terme.
Reste à savoir si les paroles se traduiront en actes. Les appels à transformer le potentiel africain en projets bancables ne datent pas d'hier. Ce qui change, c'est peut-être la pression : les besoins sont immenses, les attentes des populations fortes, et les investisseurs de plus en plus sélectifs. Pour UBA, l'enjeu est double : convaincre les marchés internationaux et démontrer, sur le terrain, que les opportunités africaines sont bien réelles.
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