Santé des femmes : le Nigéria en fait une priorité économique
Le gouvernement fédéral nigérian affirme que la santé des femmes est essentielle pour atteindre l'objectif d'une économie d'un billion de dollars. Une position qui traduit une prise de conscience, mais dont la mise en œuvre reste à concrétiser.

Le gouvernement fédéral nigérian a déclaré que l'investissement dans la santé des femmes n'était pas une option, mais une nécessité pour bâtir l'économie d'un billion de dollars promise par l'administration Tinubu. Cette annonce, faite lors d'une réunion à Abuja, s'inscrit dans un contexte où les indicateurs de santé maternelle restent préoccupants : le pays affiche l'un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec plus de 500 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Derrière le slogan, se cache un enjeu économique majeur. Les femmes représentent près de la moitié de la population active nigériane, mais elles sont largement sous-représentées dans les secteurs formels et peinent à accéder aux soins de santé de base. Chaque année, des milliers de femmes meurent de complications évitables, ce qui coûte des milliards de nairas en perte de productivité et en dépenses de santé. Pour les ménages, une mère en bonne santé est souvent le pilier financier : sa maladie ou son décès plonge fréquemment la famille dans une précarité accrue.
Le gouvernement mise sur des partenariats avec des organisations internationales et le secteur privé pour étendre les services de santé maternelle, notamment dans les zones rurales du Nord, où les disparités sont les plus criantes. Mais les défis logistiques et le financement restent colossaux. Le budget de la santé, qui stagne autour de 5 % du budget national, est loin des 15 % recommandés par l'Union africaine. Les professionnels de santé réclament des actions concrètes plutôt que des déclarations d'intention.
Cette priorité affichée intervient alors que le Nigéria cherche à diversifier son économie, encore trop dépendante du pétrole. Investir dans la santé des femmes, c'est aussi renforcer le capital humain, un levier essentiel pour attirer les investissements étrangers. Pour les familles de la diaspora ouest-africaine, ces évolutions influencent aussi les transferts de fonds, qui financent souvent les soins de santé des proches restés au pays. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces réalités en temps réel sur leurs interfaces, facilitant les envois d'argent vers les zones où les besoins sont les plus aigus.
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