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Sahara Group presse les investisseurs d'augmenter le financement climatique pour l'Afrique

Le conglomérat énergétique nigérian Sahara Group appelle à une hausse des investissements durables et des financements climatiques pour l'Afrique, afin de débloquer la croissance du continent.

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Rédaction SendXOF

Publié le 21 septembre 2026

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Sahara Group presse les investisseurs d'augmenter le financement climatique pour l'Afrique

Sahara Group monte au créneau. Le conglomérat énergétique nigérian, présent dans le pétrole, le gaz et l'électricité, presse les investisseurs mondiaux et les décideurs politiques d'augmenter massivement les financements climatiques destinés à l'Afrique. L'argument est simple : sans capitaux, pas de transition énergétique possible, et sans transition, pas de croissance durable. Le groupe, qui opère dans plus de 40 pays, sait de quoi il parle. Il a lui-même investi dans des projets gaziers et solaires à travers le continent, mais il constate que les flux financiers restent très en deçà des besoins. Pour Sahara, l'Afrique ne doit pas être la variable d'ajustement de la lutte contre le réchauffement.

Les chiffres donnent raison à cette inquiétude. L'Agence internationale de l'énergie estime que l'Afrique ne capte que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres, alors qu'elle abrite 20 % de la population mondiale. Le continent reçoit moins de 30 milliards de dollars par an pour le climat, quand les besoins sont évalués à 200 milliards. Un gouffre. Les raisons sont connues : risque perçu élevé, garanties insuffisantes, taux d'intérêt prohibitifs. Les projets africains sont souvent jugés trop petits ou trop risqués par les bailleurs internationaux. Sahara Group plaide pour des mécanismes de garantie innovants et un rôle accru des banques de développement. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les investissements climatiques stimulent l'emploi et les revenus locaux.

Le Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique, est en première ligne. Le pays dépend encore à 90 % des hydrocarbures pour ses recettes en devises, mais il subit de plein fouet les effets du changement climatique : inondations dévastatrices, désertification au nord, érosion côtière à Lagos. Le gouvernement a lancé un plan de transition énergétique de 410 milliards de dollars à l'horizon 2060, mais les financements se font attendre. Les banques nigérianes, elles, hésitent à prêter aux projets solaires ou éoliens, jugés moins rentables que le pétrole. Sahara Group, qui a récemment mis en service une centrale solaire de 50 mégawatts au Nigeria, veut prouver le contraire. Son message : investir dans le climat, c'est investir dans la stabilité du continent.

Reste à savoir si les appels seront entendus. Les sommets internationaux se succèdent, les promesses aussi, mais les décaissements traînent. Le Fonds monétaire international avertit que l'Afrique aura besoin de 50 milliards de dollars supplémentaires par an d'ici 2030 pour s'adapter. Sans cela, les pertes économiques pourraient atteindre 7 % du PIB continental. Sahara Group ne demande pas la charité : il réclame des règles du jeu équitables, des garanties publiques et une meilleure évaluation des risques. Une manière de rappeler que la transition énergétique africaine ne se fera pas sans les Africains.

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