Pétrole : le Nigeria extrait 307 millions de barils en six mois
Le Nigeria a produit 307 millions de barils de brut et de condensats entre mars et août, soit 1,67 million de barils par jour, selon la NUPRC. Un niveau encore loin des objectifs budgétaires.

Le Nigeria a sorti 307 millions de barils de pétrole brut et de condensats entre mars et août, d'après les chiffres de la Commission nigériane de régulation du pétrole en amont (NUPRC). Cela équivaut à une moyenne de 1,67 million de barils par jour sur la période. Un chiffre qui peut sembler confortable, mais qui reste en dessous des 1,78 million de barils quotidiens inscrits dans la loi de finances 2024. L'écart n'est pas anodin : chaque baril manquant, c'est une recette fiscale en moins pour un État qui compte sur le pétrole pour financer près de la moitié de son budget.
La production nigériane traîne depuis des années autour de 1,3 à 1,6 million de barils par jour, loin des 2 millions atteints avant 2020. Les causes sont connues : vol de brut sur les pipelines, sabotage des installations, sous-investissement chronique dans les champs matures. Les majors internationales ont réduit la voilure, préférant le offshore profond aux zones terrestres du delta du Niger, trop exposées aux groupes armés. Résultat, le pays n'arrive pas à profiter pleinement de la hausse des cours mondiaux, même lorsque le Brent flirte avec les 80 dollars.
Pour l'économie nigériane, chaque baril compte. Le pétrole représente environ 90 % des recettes en devises du pays. Une production qui stagne, c'est une pression supplémentaire sur le Naira, déjà malmené sur le marché des changes. Les importateurs de carburant, eux, continuent de payer en dollars, ce qui alimente l'inflation. Dans ce contexte, les opérateurs de transferts d'argent suivent de près l'évolution des recettes pétrolières, car elles déterminent en partie la liquidité en devises disponible sur le marché officiel.
La NUPRC promet des mesures pour inverser la tendance : surveillance satellite des pipelines, contrats de performance avec les opérateurs, incitations fiscales pour les petits producteurs. Mais les résultats prendront du temps. En attendant, le Nigeria reste dépendant d'un pétrole qu'il extrait à un rythme inférieur à son potentiel, dans un marché mondial où chaque baril se négocie âprement. La prochaine loi de finances devra, elle aussi, composer avec cette réalité.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

TotalEnergies et AMNI injectent 800 millions de dollars dans le champ gazier d'Ima
Le français TotalEnergies et le nigérian AMNI lancent 800 millions de dollars pour exploiter le champ gazier d'Ima, resté inactif pendant cinquante ans au large du Nigeria.

Le Nigeria courtise plus de 100 industriels chinois pour transformer son pétrole sur place
Le NCDMB a engagé plus de 100 fabricants chinois pour attirer investissements et technologies dans le pétrole nigérian, au-delà du simple achat-vente.

Le Nigeria réunit son secteur énergie pour débloquer les investissements
L'Association of Energy Correspondents of Nigeria organise sa conférence 2026 pour identifier les freins à l'investissement dans le pétrole, le gaz et l'électricité, alors que le pays peine à attirer les capitaux.