Oyo injecte 50 millions de nairas dans la planification familiale
Le gouvernement de l'État d'Oyo renforce ses services de planification familiale avec 50 millions de nairas et le recrutement de 4 000 agents de santé. Objectif : réduire la mortalité maternelle et infantile.

L'État d'Oyo met 50 millions de nairas sur la table pour la planification familiale. Le gouvernement local a annoncé le recrutement de 4 000 agents de santé supplémentaires pour couvrir l'ensemble des 33 zones de gouvernement local de l'État. L'objectif affiché est simple : rapprocher les services de contraception des femmes qui en ont besoin, en particulier dans les zones rurales où les centres de santé manquent de personnel qualifié. Le gouverneur a insisté sur un point : la planification familiale n'est pas une affaire de contrôle des naissances, mais de santé maternelle.
Les chiffres justifient l'urgence. Le Nigeria affiche l'un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec environ 1 047 décès pour 100 000 naissances vivantes selon l'Organisation mondiale de la santé. Dans l'État d'Oyo, les grossesses précoces et non désirées restent fréquentes, notamment chez les adolescentes. Les 4 000 agents recrutés seront déployés dans les centres de soins primaires pour conseiller les femmes, distribuer les contraceptifs et assurer le suivi postnatal. Une partie de l'investissement servira à former ces agents aux méthodes modernes de contraception.
Le financement intervient alors que le gouvernement fédéral a récemment réaffirmé son engagement à allouer 1 % du budget national à la santé. Pour les États, la pression monte : ils doivent aligner leurs propres dépenses sur les objectifs de couverture sanitaire universelle. À Oyo, le gouverneur a promis que les fonds seraient décaissés avant la fin du trimestre. Reste à voir si les 50 millions suffiront à couvrir les besoins réels. Les experts estiment qu'il faudrait au moins trois fois plus pour équiper correctement les centres de santé en produits contraceptifs et en personnel formé.
La réussite de ce programme dépendra de deux facteurs. D'abord, la capacité des autorités locales à recruter et à retenir les agents de santé dans les zones rurales, où les conditions de travail restent difficiles. Ensuite, la demande réelle des femmes, qui dépend de la confiance qu'elles accordent au système de santé. Sans sensibilisation communautaire, les nouveaux agents risquent de rester sous-utilisés. Oyo joue donc une carte double : plus de moyens, mais aussi plus de proximité. Les premiers résultats seront scrutés par les autres États, qui pourraient s'inspirer de ce modèle.
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