NigeriaFinance & changePolitique monétaire

Oyedele plaide pour un crédit abordable afin de financer les infrastructures africaines

Le président du comité de politique budgétaire nigérian, Taiwo Oyedele, alerte sur le coût du capital qui freine les projets d'infrastructures et d'énergie en Afrique, et réclame des financements plus simples pour les pays en développement.

S

Rédaction SendXOF

Publié le 23 septembre 2026

Partager :
Oyedele plaide pour un crédit abordable afin de financer les infrastructures africaines

Taiwo Oyedele a posé un diagnostic sans détour cette semaine : l'Afrique ne manque pas de projets, elle manque d'argent pas cher. Le président du comité présidentiel nigérian sur la politique budgétaire et la planification fiscale pointe les coûts de financement qui étouffent les infrastructures et l'énergie sur le continent. Sa sortie intervient alors que plusieurs pays africains cherchent des capitaux pour des chantiers énergétiques et de transport, mais se heurtent à des taux d'intérêt élevés et à des conditions d'emprunt que peu d'États peuvent supporter.

Le problème tient en un mot : le risque. Les bailleurs internationaux facturent à l'Afrique des primes de risque qui n'ont rien à voir avec la réalité de ses économies. Le Nigeria a beau être le premier producteur de pétrole du continent, il emprunte plus cher que des pays européens moins dynamiques. Oyedele cite aussi les risques de change, qui renchérissent le remboursement des dettes libellées en dollars quand les monnaies locales glissent. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts et l'accès au capital pour les projets locaux.

Le responsable nigérian demande des montages financiers plus simples et plus abordables pour les pays en développement. Il plaide aussi pour que les investissements se tournent davantage vers le gaz, présenté comme une énergie de transition incontournable pour l'Afrique. Le raisonnement est simple : un continent qui compte près de 600 millions de personnes sans électricité ne peut pas se permettre de refuser les financements gaziers au nom de la transition, alors que d'autres régions continuent d'exploiter leurs ressources fossiles.

La position d'Oyedele rejoint celle de plusieurs ministres africains qui dénoncent un système financier mondial mal adapté à leurs contraintes. Les institutions de Bretton Woods ont promis des réformes, mais les taux restent élevés et les procédures lourdes. Tant que ce mur du capital ne tombera pas, les infrastructures africaines resteront des projets sur papier. Le débat sur le financement du développement est loin d'être clos.

Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux

SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Articles similaires