NigeriaFinance & changeEntreprises

Onafriq ferme Baxi au Nigeria : la dépréciation du naira asphyxie le réseau d'agents

La fintech Onafriq arrête son activité d'agent banking Baxi au Nigeria. Hausse des coûts, chute du naira et concurrence accrue ont eu raison d'un modèle devenu trop coûteux à opérer.

S

Rédaction SendXOF

Publié le 16 octobre 2026

Partager :
Onafriq ferme Baxi au Nigeria : la dépréciation du naira asphyxie le réseau d'agents

Onafriq jette l'éponge sur Baxi. La fintech panafricaine a annoncé la fermeture de son réseau d'agent banking au Nigeria, un service qui permettait à des milliers de commerçants de servir de points de retrait et de dépôt d'espèces pour le compte de la société. Motif invoqué : des coûts d'exploitation devenus ingérables, une concurrence qui écrase les marges et un naira qui n'en finit pas de perdre de la valeur. Le groupe précise toutefois qu'il maintient ses autres activités dans le pays, notamment ses services de transfert transfrontalier et ses solutions de paiement pour entreprises.

Le modèle de l'agent banking repose sur une équation simple : plus la devise perd du terrain, plus le coût des terminaux, de la logistique et du personnel grimpe en nairas, alors que les commissions, elles, restent plafonnées. Résultat, chaque point de service devient une charge plutôt qu'une source de revenus. Onafriq n'est pas le premier à reculer. Plusieurs opérateurs ont réduit leur réseau d'agents ces derniers mois, laissant le terrain aux poids lourds du secteur et aux fintechs adossées à des banques capables d'absorber ces chocs.

Pour les commerçants qui s'appuyaient sur Baxi pour générer un revenu d'appoint, la fermeture signifie une source de revenus en moins et la nécessité de trouver un autre fournisseur. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts : moins d'acteurs sur le segment des dépôts et retraits en espèces, c'est potentiellement moins de concurrence sur les frais. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces.

Le retrait d'Onafriq illustre une tendance de fond : au Nigeria, l'agent banking devient un jeu de gros. Les fintechs qui ne disposent pas d'une assise financière solide ou d'un partenariat bancaire robuste peinent à tenir. Dans un pays où une large partie de la population reste dépendante du cash, la réduction du nombre de points d'accès physiques risque de peser sur les populations les moins bancarisées. Le naira, lui, continue de dicter sa loi à toute la chaîne des paiements.

Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux

SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Articles similaires