Ports nigérians : un régulateur économique pour des tarifs plus justes
La NPERA démarre officiellement ses opérations de régulation économique des ports nigérians. Objectifs : équité tarifaire, réduction des délais de dédouanement et plus de transparence.

La Nigeria Ports Economic Regulatory Agency (NPERA) a officiellement pris ses fonctions. Cette nouvelle autorité indépendante doit superviser la tarification et la performance des ports du pays, une mission longtemps réclamée par les opérateurs économiques. Fini le temps où chaque terminal imposait ses règles sans contrôle ; désormais, la NPERA veille aux intérêts des usagers, des armateurs aux importateurs.
Concrètement, l'agence promet de plafonner les frais excessifs et de raccourcir les délais de dédouanement. Aujourd'hui, un conteneur peut passer jusqu'à deux semaines au port de Lagos, contre quatre jours à Cotonou ou Abidjan. Le régulateur entend aussi publier des grilles tarifaires claires et harmonisées, pour que les coûts soient prévisibles. Les premiers audits ont déjà commencé dans les terminaux de Tin Can Island et Apapa.
Cette réforme tombe à pic pour les échanges régionaux. Les ports nigérians sont la porte d'entrée de plus de 80 % du commerce ouest-africain, mais leur inefficacité chronique renchérit les marchandises pour tout l'hinterland. Pour les commerçants de la diaspora, ces changements pourraient se répercuter sur les coûts logistiques et, in fine, sur les prix des biens importés.
Reste à voir si la NPERA aura les moyens de ses ambitions. Son budget initial est modeste, et les résistances des opérateurs portuaires seront probablement fortes. Mais le simple fait qu'un régulateur indépendant existe et publie des données constitue déjà un pas en avant. Les prochains mois diront si les promesses se traduisent en baisses réelles pour les usagers.
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