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Le patron de NNPC réclame une régulation plus stricte du secteur pétrolier

Le directeur général de la NNPC, Bashir Ojulari, a appelé mercredi à Abuja à une application plus rigoureuse des réglementations dans le secteur pétrolier et gazier, afin de renforcer la discipline et l'attractivité du Nigeria pour les investisseurs.

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Rédaction SendXOF

Publié le 21 août 2026

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Le groupe pétrolier public nigérian passe à l'offensive. Mercredi, à Abuja, le directeur général de la NNPC, Bashir Ojulari, a ouvert la conférence annuelle du secteur pétrolier et gazier en lançant un appel clair : il faut appliquer les règles existantes avec plus de fermeté. Son message s'adresse autant aux opérateurs qu'aux régulateurs, dans un pays où les fuites, les vols de brut et les retards de projets restent monnaie courante.

Cette sortie intervient alors que le Nigeria tente de relancer sa production, tombée à environ 1,4 million de barils par jour, loin des 2 millions des années 2010. La discipline réglementaire, a insisté Ojulari, conditionne la confiance des investisseurs. Sans elle, les capitaux nécessaires à la modernisation des infrastructures et à l'exploration de nouveaux champs risquent de se faire attendre. Un enjeu d'autant plus crucial que les compagnies internationales durcissent leurs critères d'investissement.

Pour la diaspora ouest-africaine, ces discussions sur la gouvernance pétrolière peuvent sembler lointaines. Elles ont pourtant un impact direct sur le coût de la vie au Nigeria, et donc sur les sommes envoyées chaque mois aux familles. Quand le secteur pétrolier tousse, le naira en pâtit, et le pouvoir d'achat des ménages s'érode. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, permettant aux expatriés de suivre l'évolution de leur transfert.

Reste que les déclarations d'intention ne suffisent pas. Le gouvernement a déjà promis à plusieurs reprises de durcir le ton contre les fuites et le sabotage, sans résultats probants. La NNPC, de son côté, doit composer avec des marges étroites et des dettes héritées des années de subventions. Si la discipline réglementaire devient une réalité, le Nigeria pourrait enfin voir sa production remonter et ses finances publiques respirer. Mais le chemin est encore long, et les annonces d'Abuja ne remplacent pas les actes sur le terrain.

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