NIPCO lance un projet FLNG de 3 milliards de dollars au Nigeria
NIPCO Gas Ltd. prévoit de développer une unité flottante de gaz naturel liquéfié (FLNG) au Nigeria, avec un investissement estimé à plus de 3 milliards de dollars, selon un communiqué de l'entreprise.

NIPCO Gas Ltd. a annoncé son intention de construire une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG) au Nigeria. Le projet, évalué à plus de 3 milliards de dollars, vise à exploiter le gaz associé et non associé pour produire du GNL destiné à l'exportation. L'entreprise n'a pas précisé le calendrier ni la localisation exacte, mais elle a indiqué que des discussions étaient en cours avec des partenaires techniques et financiers.
Le Nigeria cherche depuis des années à valoriser ses réserves de gaz, estimées à plus de 200 000 milliards de pieds cubes. Une partie importante de cette ressource est aujourd'hui brûlée à la torche faute d'infrastructures de collecte et de traitement. Le pays a lancé en 2020 le programme « Decade of Gas » pour stimuler les investissements dans le secteur. La raffinerie Dangote et le projet NLNG Train 7 ont déjà mobilisé des milliards de dollars. Pour les opérateurs, l'enjeu est double : réduire les pertes économiques et répondre à la demande européenne, qui cherche à remplacer le gaz russe.
Le financement d'un FLNG reste toutefois complexe. Les coûts d'installation et d'exploitation sont élevés, et les projets de ce type ont connu des retards ailleurs en Afrique. Le Mozambique a mis plus de dix ans à lancer son premier FLNG, et le Sénégal a dû revoir ses ambitions à la baisse. NIPCO devra sécuriser des contrats de vente à long terme pour convaincre les banques. La volatilité des prix du gaz en Europe et en Asie complique l'équation. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car des recettes en devises supplémentaires pourraient stabiliser le Naira et réduire les frais sur les envois de fonds.
Si NIPCO parvient à boucler son financement, le projet pourrait transformer le paysage énergétique nigérian. Il créerait des emplois locaux, réduirait la dépendance aux importations de carburant et renforcerait la position du Nigeria sur le marché mondial du GNL. Mais les défis sont nombreux : insécurité dans le delta du Niger, bureaucratie, et concurrence de projets similaires au Qatar et aux États-Unis. Le succès dépendra de la capacité de NIPCO à attirer des partenaires solides et à respecter les délais. Pour l'instant, l'annonce reste une intention, pas une certitude.
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