Nigeria : plus de 2 milliards de dollars engagés pour les infrastructures de gaz comprimé
Le gouvernement fédéral nigérian a sécurisé plus de 2 milliards de dollars d'investissements pour développer les infrastructures de gaz naturel comprimé (CNG) et sa chaîne de valeur, afin de réduire les coûts de transport et promouvoir une énergie plus propre, selon le ministre d'État au Pétrole (Gaz), Ekperikpe Ekpo.

Le Nigeria avance sur le front du gaz naturel comprimé. Le gouvernement fédéral annonce avoir sécurisé plus de 2 milliards de dollars d'investissements pour bâtir les infrastructures nécessaires et développer toute la chaîne de valeur. Le ministre d'État au Pétrole (Gaz), Ekperikpe Ekpo, a fait cette annonce lors d'une conférence à Abuja, insistant sur l'objectif : réduire les coûts de transport et offrir une alternative plus propre aux carburants traditionnels.
Ce montant couvre des projets qui vont de la construction de stations de compression à la conversion de véhicules, en passant par la production de bouteilles et d'équipements. Le Nigeria mise sur ses vastes réserves de gaz pour alléger la facture énergétique des ménages et des entreprises. Pour les transporteurs, le CNG représente déjà un gain substantiel : le carburant coûte environ 40 % moins cher que l'essence à la pompe, selon des opérateurs du secteur.
L'initiative s'inscrit dans la politique plus large du président Bola Tinubu, qui avait supprimé la subvention à l'essence en mai 2023, provoquant une flambée des prix. Depuis, le gouvernement pousse les alternatives, et le gaz apparaît comme la solution la plus rapide à déployer. Des entreprises comme NNPC Limited et des opérateurs privés multiplient les annonces, mais la concrétisation reste inégale : sur les 35 stations de ravitaillement prévues à Lagos, seules une dizaine fonctionnent à ce jour.
Pour la diaspora ouest-africaine, cette transition énergétique a un effet indirect sur le coût de la vie au Nigeria. Moins de dépenses en carburant pour les familles, c'est plus de marge pour les envois de fonds. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent les évolutions économiques en temps réel, permettant aux transferts de conserver leur pouvoir d'achat malgré l'inflation.
Reste que le défi logistique est immense. Le pays compte moins de 200 stations CNG pour des millions de véhicules, et la conversion d'un véhicule coûte entre 500 000 et 1,5 million de nairas selon le modèle. Le gouvernement promet des incitations, mais les fonds annoncés devront être décaissés rapidement pour transformer l'essai. L'échéance de 2027, fixée pour équiper 10 000 bus et 100 000 voitures, semble ambitieuse au vu du rythme actuel.
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