Nigeria ouvre 40 blocs pétroliers aux investisseurs pour son cycle 2026
Le gouvernement nigérian lance officiellement le cycle d'attribution de licences pétrolières 2026, avec 40 blocs disponibles en terre, en eaux peu profondes et en eaux profondes pour les investisseurs locaux et étrangers.

La Nigeria Upstream Petroleum Regulatory Commission a donné le coup d'envoi du cycle d'attribution de licences pétrolières 2026, à Abuja, lors du cinquième forum de l'agence. Quarante blocs sont mis sur la table, répartis entre terrains terrestres, eaux peu profondes et eaux profondes. Oritsemeyiwa Eyesan, directrice générale de la commission, a présenté l'offre comme une étape clé pour relancer l'exploration dans un pays qui pompe environ 1,3 million de barils par jour, loin de ses capacités passées. Les investisseurs locaux et étrangers sont invités à se positionner sur ces permis.
Le Nigeria cherche à inverser une tendance lourde : la production pétrolière stagne depuis des années, plombée par le sous-investissement, les vols de brut et l'instabilité dans le delta du Niger. Les compagnies internationales ont réduit leurs ambitions sur le territoire, préférant d'autres gisements plus rentables. En ouvrant quarante blocs d'un coup, Abuja veut envoyer un signal fort : le cadre réglementaire a changé, les contrats sont plus clairs, et les délais d'approbation se raccourcissent. La commission promet des conditions plus attractives pour les opérateurs qui hésitaient encore.
Reste à voir si l'appel trouvera preneur. Le secteur pétrolier mondial traverse une période de prudence, entre transition énergétique et volatilité des prix. Les majors scrutent surtout les coûts d'extraction et la sécurité juridique. Pour le Nigeria, l'enjeu dépasse la simple rente pétrolière : les recettes en devises financent le budget fédéral et soutiennent la valeur du Naira. Chaque baril supplémentaire compte dans une économie où l'inflation reste élevée et où les réserves de change sont sous pression.
Le cycle 2026 s'inscrit dans une stratégie plus large de l'État nigérian pour doper ses revenus pétroliers sans dépendre uniquement des gros opérateurs historiques. Les autorités misent sur une nouvelle génération de compagnies locales et sur des partenariats ciblés. Si les attributions se concrétisent, les premiers forages pourraient démarrer d'ici deux à trois ans. D'ici là, le pays devra convaincre que ses promesses de stabilité tiennent la route, sur le terrain comme dans les bureaux.
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