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Nigeria ouvre 40 blocs pétroliers aux investisseurs pour 2026

Le gouvernement nigérian lance son cycle d'attribution de licences pétrolières et gazières 2026, avec 40 blocs en terre, en eaux peu profondes et en eaux profondes proposés aux opérateurs locaux et étrangers.

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Rédaction SendXOF

Publié le 7 octobre 2026

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Nigeria ouvre 40 blocs pétroliers aux investisseurs pour 2026

Le Nigeria a ouvert son cycle d'attribution de licences pétrolières et gazières pour 2026. Quarante blocs sont proposés aux investisseurs, répartis sur trois types de terrain : en terre ferme, en eaux peu profondes et en eaux profondes. L'annonce émane du gouvernement fédéral, qui cherche à relancer l'exploration dans un pays où la production pétrolière tourne autour de 1,3 million de barils par jour, loin des 2 millions visés par les autorités. Le ministre des Ressources pétrolières, Heineken Lokpobiri, a présenté l'opération comme une étape clé pour attirer des capitaux frais dans un secteur qui souffre d'un sous-investissement chronique depuis une décennie.

Le calendrier n'est pas anodin. Le Nigeria sort de plusieurs années de réformes difficiles, entre la fin des subventions sur l'essence et la libéralisation du taux de change. Les compagnies internationales, elles, ont réduit leurs dépenses d'exploration dans le delta du Niger, préférant les bassins plus stables. Shell, TotalEnergies et Chevron ont cédé plusieurs permis onshore ces derniers mois, laissant la place à des acteurs locaux comme Seplat ou Oando. Cette nouvelle offre de blocs teste donc la capacité du pays à retenir les majors tout en intégrant une génération d'opérateurs nigérians.

Les 40 blocs couvrent des zones déjà connues mais aussi des fronts exploratoires plus risqués. En eaux profondes, les coûts de développement dépassent souvent le milliard de dollars par projet, ce qui limite le cercle des prétendants. En terre, la question de la sécurité reste entière : vols de pétrole, sabotage d'oléoducs et tensions communautaires ont fait chuter la production à plusieurs reprises. Le gouvernement promet des incitations fiscales et un cadre réglementaire simplifié pour rassurer les investisseurs. Reste à voir si les engagements suivront les annonces.

Pour le Nigeria, l'enjeu dépasse le seul secteur pétrolier. Le brut représente encore plus de 80 % des recettes d'exportation et près de la moitié des recettes budgétaires. Chaque baril supplémentaire pèse sur les réserves de change et, par ricochet, sur la stabilité du naira. Les autorités misent sur cette manne future pour financer un budget 2025 déjà lourdement déficitaire. Mais entre l'ouverture des appels d'offres et la première goutte de pétrole extraite, il s'écoule en moyenne cinq à sept ans. Le cycle 2026 ne produira donc ses effets qu'à l'horizon 2030, à condition que les compagnies signent et que les forages tiennent leurs promesses.

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