Nigeria : le textile et la chaussure se contractent pour le neuvième trimestre consécutif
Au deuxième trimestre 2026, le sous-secteur du textile, de l'habillement et de la chaussure au Nigeria a reculé de 1,23 % sur un an, selon le Bureau national des statistiques. C'est la neuvième contraction trimestrielle d'affilée.

Le secteur du textile, de l'habillement et de la chaussure au Nigeria continue de perdre du terrain. Au deuxième trimestre 2026, il s'est contracté de 1,23 % en glissement annuel, selon le rapport sur le PIB publié par le Bureau national des statistiques (NBS). C'est le neuvième trimestre consécutif de repli. En clair, ce pan de l'industrie locale n'arrive pas à redresser la barre, malgré les discours officiels sur la relance industrielle.
Ce recul s'explique par plusieurs facteurs. Le coût de l'énergie pèse lourdement sur les usines, beaucoup fonctionnent au diesel faute d'électricité fiable. L'insécurité dans le nord, où se concentrent les filatures, a aussi perturbé les approvisionnements en coton. Sans oublier la concurrence des importations, souvent moins chères, qui inondent le marché. Résultat : des milliers d'emplois sont en jeu, et des entreprises historiques, comme les tissages d'Aba ou de Kano, réduisent la voilure.
Pour les travailleurs du secteur, la situation est critique. Beaucoup d'ouvriers ont vu leurs heures réduites ou ont été mis au chômage technique. Les commerçants qui dépendent de ces produits, eux, se tournent de plus en plus vers des fournisseurs étrangers. Cette dynamique a un impact direct sur le pouvoir d'achat local. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car la demande de biens importés, souvent payés en devises, maintient la pression sur le naira.
Le gouvernement mise sur des zones économiques spéciales et des crédits à taux bonifiés pour relancer le secteur. Mais les effets tardent à se matérialiser. Tant que l'électricité restera instable et que le coût du crédit demeurera élevé, le textile nigérian aura du mal à sortir la tête de l'eau. Les neuf trimestres de contraction montrent que les solutions actuelles ne suffisent pas. Il faudra des réformes structurelles, et du temps, pour inverser la tendance.
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