Nigeria : le projet pétrolier offshore Bonga de 21 milliards de dollars avance
NNPC et ses partenaires signent des accords pour faire avancer le projet Bonga, un investissement majeur de 21 milliards de dollars en eaux profondes, qui pourrait relancer la production nigériane.

La Nigerian National Petroleum Company (NNPC) et ses partenaires viennent de franchir une étape clé dans le développement du champ pétrolier offshore Bonga, situé à environ 120 kilomètres au sud du delta du Niger. Les accords signés cette semaine portent sur la phase 3 du projet, un investissement global de 21 milliards de dollars. Cette décision met fin à des années de reports, alors que le Nigeria cherche à inverser la baisse de sa production pétrolière, tombée sous les 1,5 million de barils par jour ces derniers mois.
Le projet Bonga, opéré par Shell, devrait ajouter environ 200 000 barils par jour à la production nationale d'ici 2028. Pour financer cette ambition, les partenaires comptent sur un mix de financements internationaux et de fonds propres. La NNPC, qui détient 55 % des parts, a déjà annoncé qu'elle solliciterait des banques locales et étrangères. Ce type d'accord pourrait également attirer de nouveaux investisseurs dans le secteur offshore nigérian, longtemps freiné par l'instabilité réglementaire et les retards dans les décisions finales d'investissement.
Pour les opérateurs économiques ouest-africains, ce projet illustre une dynamique régionale : les grands chantiers énergétiques se multiplient, et les besoins en capitaux et en services suivent. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces tendances en temps réel sur leurs interfaces, facilitant les transactions transfrontalières pour les entreprises impliquées. Mais l'impact le plus direct se fera sentir sur le marché pétrolier : une hausse de la production nigériane pourrait contribuer à stabiliser les prix du brut, un enjeu majeur pour les économies de la région.
Reste à voir si les délais seront tenus. Le précédent projet Bonga, lancé en 2005, avait mis plus de dix ans à entrer en production. Cette fois, la NNPC assure que la phase 3 sera accélérée, avec un premier baril attendu pour 2028. Si le calendrier est respecté, le Nigeria pourrait retrouver sa place de premier producteur africain, un statut perdu au profit de l'Angola en 2022. Un défi de taille, mais aussi une opportunité pour toute la sous-région.
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