Réformes économiques au Nigeria : le secteur privé réclame un virage vers la productivité
Cinq jours après le bilan des réformes présenté par la ministre des Finances, le Centre for the Promotion of Private Enterprise (CPPE) apporte son soutien, tout en exhortant le gouvernement à dépasser la stabilité macroéconomique pour stimuler la productivité, l'investissement et le niveau de vie.

Le Centre for the Promotion of Private Enterprise (CPPE) a officiellement appuyé les réformes engagées par le gouvernement nigérian, cinq jours après que la ministre des Finances a dévoilé le bilan de son action. L'organisation, qui représente les intérêts du secteur privé, salue les efforts de stabilisation macroéconomique, mais pousse le gouvernement à aller plus loin. Pour elle, l'heure n'est plus à la simple gestion des déséquilibres, mais à la création de richesses tangibles.
Le CPPE insiste sur un changement de cap : passer de la stabilité à la productivité. Concrètement, cela signifie accélérer les investissements dans les infrastructures, l'énergie et l'agriculture, des secteurs où les coûts de production restent parmi les plus élevés de la région. Cette exigence intervient dans un contexte où l'inflation et la pression sur le naira continuent de peser sur les ménages et les entreprises. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les fluctuations du naira influencent directement les taux de change.
Le soutien du CPPE n'est pas inconditionnel. L'organisation demande des réformes structurelles plus audacieuses, notamment dans la fiscalité et l'environnement des affaires. Elle pointe aussi la nécessité de réduire la dépendance aux revenus pétroliers, une vulnérabilité que la chute des prix du brut a remise en lumière. Le gouvernement, de son côté, met en avant les progrès réalisés, mais les défis restent immenses : le chômage des jeunes, l'accès au crédit et la compétitivité des entreprises locales.
Derrière ce débat, c'est la question de la diversification économique qui se joue. Le Nigeria, première économie africaine, a besoin de moteurs de croissance autres que les hydrocarbures. Les prochains mois seront décisifs pour transformer les intentions en actes. Les investisseurs, locaux et étrangers, attendent des signaux clairs. Le CPPE le rappelle : la stabilité n'est pas une fin en soi, mais un moyen de bâtir une économie plus résiliente et plus inclusive.
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