Nigeria : le gouvernement invité à réduire les taxes aériennes pour faire baisser les prix des billets
Des acteurs du secteur aérien demandent à l'État fédéral de réduire les taxes et redevances qui alourdissent le coût des billets d'avion. Ils estiment que ces charges, parmi les plus élevées d'Afrique, freinent la demande et pénalisent les voyageurs.

Le transport aérien nigérian souffre d'un mal récurrent : des coûts d'exploitation parmi les plus élevés du continent, qui se répercutent directement sur le prix des billets. Face à cette situation, plusieurs opérateurs et analystes du secteur exhortent le gouvernement fédéral à alléger les taxes et redevances qui s'accumulent sur chaque vol. Selon eux, ces charges représentent jusqu'à 30 % du prix d'un billet, un fardeau qui dissuade une large partie de la population de prendre l'avion.
Les compagnies aériennes, locales comme étrangères, doivent déjà composer avec le coût du carburant, la maintenance et les frais de change. Mais les prélèvements imposés par les différentes agences publiques — de l'aviation civile aux services de navigation aérienne — alourdissent encore la note. Un vol domestique de Lagos à Abuja peut ainsi coûter plus de 80 000 nairas (environ 50 000 FCFA), un montant hors de portée pour de nombreux Nigérians. Les professionnels du tourisme et les hommes d'affaires réclament donc une révision urgente de cette fiscalité.
Cette pression sur les coûts intervient dans un contexte où le naira, déjà fragilisé par l'inflation, réduit le pouvoir d'achat des ménages. Pour les voyageurs ouest-africains qui transitent par Lagos ou Abuja, la facture s'alourdit davantage lorsqu'ils convertissent leurs devises. Les plateformes numériques comme SendXOF, qui permettent de suivre le taux de change en temps réel, offrent une visibilité précieuse à ceux qui doivent planifier des dépenses en nairas.
Réduire les charges aériennes ne réglera pas tout, mais cela pourrait redonner des couleurs à un secteur qui peine à se relever. Les compagnies locales, déjà confrontées à une flotte vieillissante et à des problèmes de devises pour l'importation de pièces, y verraient un répit bienvenu. Le gouvernement, de son côté, devra arbitrer entre ses besoins de recettes et la nécessité de rendre le transport aérien accessible. Une décision est attendue dans les prochaines semaines, alors que la pression monte de la part des acteurs économiques.
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