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Nigeria : la NUPRC vise 788 000 barils par jour de brut récupéré sur puits fermés

Le régulateur pétrolier nigérian cible la remise en production de 788 000 barils par jour immobilisés chez 63 opérateurs, un volume qui pourrait peser sur les recettes pétrolières du pays.

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Rédaction SendXOF

Publié le 9 octobre 2026

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Nigeria : la NUPRC vise 788 000 barils par jour de brut récupéré sur puits fermés

La Commission nigériane de régulation du pétrole amont (NUPRC) a annoncé lundi qu'elle visait la récupération de plus de 788 000 barils de brut par jour actuellement immobilisés chez 63 opérateurs à travers le pays. Ces volumes, dits « shut-in », correspondent à des puits fermés pour des raisons techniques, sécuritaires ou économiques. Le chiffre dépasse largement la production quotidienne de nombreux pays producteurs africains. Pour Abuja, chaque baril non produit représente une perte directe de recettes fiscales et de devises étrangères.

Le problème n'est pas nouveau. Depuis plusieurs années, des opérateurs ferment des puits jugés non rentables ou situés dans des zones d'insécurité, notamment dans le delta du Niger. Les vols de brut, les sabotages d'oléoducs et les contentieux avec les communautés locales ont aggravé la situation. La NUPRC veut désormais inverser la tendance en imposant aux compagnies un plan de remise en production. L'objectif affiché : récupérer ces volumes d'ici la fin de l'année prochaine. Une ambition qui suppose de résoudre des problèmes de sécurité et de financement que les opérateurs traînent depuis longtemps.

Pour le Nigeria, l'enjeu est double. Le pays dépend du pétrole pour environ 90 % de ses recettes en devises. Toute hausse de production soulage les caisses de l'État et stabilise le Naira, qui a perdu près de 70 % de sa valeur depuis la libéralisation du taux de change en juin 2023. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Une production pétrolière plus élevée signifie plus de dollars dans les coffres de la banque centrale, donc potentiellement un Naira moins volatil sur les marchés parallèles.

Reste à savoir si la NUPRC a les moyens de ses ambitions. Les opérateurs concernés sont souvent des compagnies marginales, sous-capitalisées et confrontées à des coûts d'exploitation élevés. Relancer 788 000 barils par jour exige des investissements massifs et une sécurisation des sites. Sans cela, l'objectif restera une déclaration d'intention. Le régulateur promet des sanctions contre les opérateurs qui ne coopèrent pas. Mais dans un secteur où l'État lui-même est parfois accusé de laxisme, la crédibilité de cette menace reste à démontrer.

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