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Nigeria : la FIRS devient NRS, les recettes fiscales bondissent de 40 %

La réforme fiscale menée par Zacch Adedeji transforme la FIRS en Nigeria Revenue Service et fait grimper les recettes de 40 % en un an, grâce à la numérisation et à l'élargissement de l'assiette.

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Rédaction SendXOF

Publié le 21 septembre 2026

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Nigeria : la FIRS devient NRS, les recettes fiscales bondissent de 40 %

Le Nigeria a rebaptisé son administration fiscale. La Federal Inland Revenue Service (FIRS) est devenue la Nigeria Revenue Service (NRS), une mue qui accompagne la réforme engagée par Zacch Adedeji depuis son arrivée à la tête de l'institution. Derrière le changement de nom, un objectif simple : élargir l'assiette fiscale dans un pays où moins de 40 % des entreprises paient réellement l'impôt sur les sociétés. Les recettes ont bondi de 40 % en un an, selon les chiffres officiels, atteignant des niveaux jamais vus. La numérisation des déclarations et le recoupement des données bancaires ont permis de traquer les fraudes qui échappaient auparavant au fisc.

Cette hausse des recettes ne résulte pas d'une augmentation des taux, mais d'un élargissement de la base. La NRS a misé sur la technologie pour identifier les contribuables qui opéraient dans l'ombre, notamment dans le secteur informel, qui représente plus de la moitié du PIB nigérian. Les paiements mobiles, les transactions bancaires et les échanges numériques laissent désormais des traces exploitables. Résultat : des milliers de petites entreprises jusque-là invisibles sont entrées dans le filet. Pour les opérateurs économiques, l'enjeu est de taille : la pression fiscale augmente, mais elle s'accompagne d'une demande de contreparties en infrastructures et en services publics.

La réforme intervient dans un contexte budgétaire tendu. Le gouvernement nigérian cherche à réduire sa dépendance aux recettes pétrolières, qui financent encore l'essentiel du budget fédéral. Avec un baril autour de 80 dollars et une production qui plafonne à 1,4 million de barils par jour, les marges de manœuvre sont limitées. La NRS doit donc trouver ailleurs les ressources pour financer les routes, les hôpitaux et les salaires. Les experts fiscalistes saluent la démarche, mais pointent la nécessité de simplifier un système encore jugé complexe pour les PME. La digitalisation aide, mais elle ne remplace pas une refonte en profondeur des taux et des exonérations.

Pour les entreprises nigériennes, l'ère Adedeji marque un tournant. Le fisc ne se contente plus de percevoir : il croise les données, cible les écarts et sanctionne les retards. Les contribuables qui jouaient la montre doivent s'adapter. Cette rigueur nouvelle pourrait, à terme, assainir la concurrence et réduire les distorsions entre ceux qui paient et ceux qui échappent encore à l'impôt. Mais elle exige aussi une contrepartie : une administration plus prévisible, des procédures claires et un dialogue constant avec le secteur privé. Sans cela, la hausse des recettes risque de rester une pression de plus sur des entreprises déjà éprouvées par l'inflation et la dépréciation du naira.

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