Nigeria gagne sept places dans le classement des investissements de RMB
Le Nigeria se hisse à la 11e place du rapport 2026/27 de RMB, une progression de sept rangs qui traduit les effets des réformes économiques engagées, malgré leur coût social.

Le Nigeria a gagné sept places dans le rapport sur l'investissement 2026/27 de RMB, la banque d'affaires sud-africaine. Il passe ainsi au 11e rang, un bond qui surprend dans un contexte où le pays a multiplié les annonces difficiles : suppression des subventions sur l'essence, libéralisation du naira, hausse des taux directeurs. Ces décisions ont renchéri la vie quotidienne, mais elles commencent à porter leurs fruits aux yeux des investisseurs. Le classement de RMB mesure l'attractivité à long terme, pas la popularité des réformes.
Le rapport pointe une amélioration de la stabilité macroéconomique. L'inflation reste élevée, autour de 30 % sur un an, mais elle reflue lentement depuis le pic de 2024. Les réserves de change se sont reconstituées, aidées par la hausse des prix du pétrole et par un afflux de capitaux vers les titres publics nigérians, dont les rendements attirent les fonds étrangers. La dette publique, bien que croissante, reste jugée soutenable par les analystes de RMB. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car un naira plus stable réduit l'incertitude sur les montants reçus au pays.
Le secteur privé nigérian commence à sentir les effets. Les entreprises qui exportent vers la zone CEDEAO bénéficient d'un change plus prévisible, même si le naira reste faible face au dollar. Les banques nigérianes, elles, affichent des résultats solides, portées par les marges d'intérêt élevées. En revanche, les PME qui importent des matières premières continuent de souffrir de la cherté du dollar. Le classement de RMB ne dit pas le contraire : il note une trajectoire, pas un état de grâce.
La progression du Nigeria dans ce rapport ne signifie pas que tout va bien. Elle indique que les réformes, aussi douloureuses soient-elles, commencent à être prises au sérieux par les investisseurs de long terme. Le pays reste derrière l'Afrique du Sud et l'Égypte dans le classement, et devant des économies comme le Kenya ou le Ghana. La prochaine étape dépendra de la capacité du gouvernement à tenir le cap sans relâcher l'effort, notamment sur la collecte fiscale et la transparence du change. Les marchés regardent, mais ils attendent des preuves durables.
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