Nigeria : feu vert à 800 millions de dollars pour le gaz d'Ima
La NNPC a salué la décision finale d'investissement de 800 millions de dollars sur le projet gazier d'Ima, y voyant la preuve que l'amont pétrolier nigérian reste attractif malgré un climat difficile.

La Nigerian National Petroleum Company Limited a accueilli favorablement la décision finale d'investissement de 800 millions de dollars sur le projet gazier d'Ima. Ce feu vert, annoncé cette semaine, marque le lancement effectif des travaux sur un gisement situé dans le delta du Niger. Pour la compagnie nationale, il s'agit d'un signal fort envoyé aux investisseurs étrangers, dans un pays où les projets énergétiques ont souvent été retardés par des querelles réglementaires ou des problèmes de sécurité. Le montant reste modeste à l'échelle du secteur, mais il intervient dans une période où le Nigeria cherche à relancer la production gazière pour alimenter à la fois son marché intérieur et ses exportations de GNL.
Le projet Ima s'inscrit dans la stratégie de la NNPC visant à valoriser le gaz plutôt qu'à le brûler en torchère. Les autorités nigériannes poussent depuis plusieurs années pour que les opérateurs transforment cette ressource en électricité ou en engrais, afin de réduire la dépendance aux importations de carburant. La décision d'investissement inclut la construction d'infrastructures de collecte et de traitement, ce qui devrait créer des emplois locaux et stimuler l'activité dans les États producteurs. Pour les communautés riveraines, qui vivent souvent dans l'ombre des installations pétrolières sans en tirer profit, la promesse de retombées économiques reste toutefois à concrétiser.
Sur le plan financier, l'opération montre que les majors et les indépendants continuent de parier sur le Nigeria malgré un cadre fiscal parfois jugé imprévisible. Le gouvernement fédéral, qui veut porter la production à 3 millions de barils équivalent pétrole par jour d'ici 2025, mise sur ce type de projet pour convaincre les bailleurs. La NNPC, de son côté, cherche à diversifier ses sources de revenus alors que les recettes pétrolières restent sous pression. La réussite d'Ima dépendra de la capacité des opérateurs à respecter les délais et à éviter les interruptions liées aux vols de brut ou aux sabotages de pipeline, des fléaux récurrents dans la région.
Reste à voir si cette décision en entraînera d'autres. Le Nigeria a besoin de plusieurs projets de cette ampleur pour compenser le déclin naturel de ses champs matures. Les analystes estiment que le pays doit attirer au moins 10 milliards de dollars par an dans l'amont pour maintenir ses niveaux de production. Le feu vert sur Ima ne résout pas tout, mais il prouve que des capitaux restent disponibles pour ceux qui savent naviguer dans l'écosystème nigérian.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

La Bourse de Lagos perd 262 milliards de nairas en une séance
L'indice All-Share de la NGX a reculé de 0,16 % vendredi, clôturant à 250 808,27 points. La capitalisation boursière a fondu de 262 milliards de nairas, plombée par les valeurs bancaires et industrielles.

VFD Group nomme Ijeoma Emezie-Ezigbo directrice générale adjointe
Le groupe nigérian VFD a annoncé la nomination d'Ijeoma Emezie-Ezigbo au poste de directrice générale adjointe et directrice exécutive, effective à partir du 5 octobre 2026.

Société Générale cède sa filiale ghanéenne à Attijariwafa et à la caisse de retraite
Le groupe bancaire français Société Générale vend ses 60,22 % dans sa filiale au Ghana à la banque marocaine Attijariwafa et au fonds de pension public SSNIT. L'opération s'inscrit dans un mouvement plus large de retrait du groupe de plusieurs marchés africains.