Nigeria : 337 milliards de dollars à mobiliser d'ici 2035 pour le climat
Le Conseil national sur le changement climatique chiffre à 337 milliards de dollars les besoins du Nigeria d'ici 2035. Les acteurs économiques réclament des investissements verts concrets, au-delà des engagements politiques.

Le Nigeria doit trouver 337 milliards de dollars d'ici 2035 pour financer ses priorités climatiques et de développement. Le chiffre vient du Conseil national sur le changement climatique (NCCC), qui l'a présenté lors d'une rencontre du Nigerian Economic Summit Group. La somme doit venir en grande partie du secteur privé et de sources internationales. Pour un pays qui produit encore plus de 1,3 million de barils de pétrole par jour, l'équation est simple à poser et difficile à résoudre : la rente fossile finance l'État, mais elle alimente aussi la crise climatique qui frappe déjà le nord du pays, entre sécheresses et désertification.
Les participants au sommet ont pressé le gouvernement de passer des promesses aux actes. Les engagements pris lors des COP se multiplient, mais les projets bancables restent rares. Le NCCC plaide pour un cadre qui rassure les investisseurs : garanties publiques, contrats de long terme, mécanismes de partage des risques. Sans cela, les 337 milliards resteront une ligne dans un rapport. Les banques nigérianes, elles, commencent à structurer des obligations vertes, mais les montants levés jusqu'ici se comptent en centaines de millions de dollars, pas en dizaines de milliards.
Le financement climatique mondial, lui, se concentre sur l'Asie et l'Amérique latine. L'Afrique subsaharienne capte moins de 3 % des flux mondiaux, selon les chiffres de la finance durable. Le Nigeria veut inverser cette tendance en s'appuyant sur ses atouts : un marché de l'énergie solaire en pleine croissance, des start-up actives dans les mini-réseaux, et une diaspora prête à investir dans des projets verts. Pour les opérateurs de transfert, cette évolution compte : les capitaux de la diaspora, souvent envoyés en devises, peuvent financer des projets d'énergie propre dans les zones rurales. Des plateformes comme SendXOF suivent ces flux de près, car ils pèsent sur les taux de change et sur le coût des transferts vers le pays.
L'objectif de 2035 laisse dix ans. Dix ans pour convaincre les banques, les fonds souverains et les entreprises de miser sur un pays où le risque sécuritaire reste élevé dans plusieurs régions. Le NCCC mise sur un plan d'investissement détaillé, secteur par secteur, pour transformer l'ambition en projets concrets. La balle est dans le camp des ministères et des régulateurs, qui doivent publier des règles claires sur les garanties et les tarifs de l'électricité solaire. Sans ces signaux, le Nigeria risque de rater une fenêtre de financement qui ne se rouvrira pas de sitôt.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

La Bourse de Lagos perd 1 900 milliards de nairas en une semaine de prises de bénéfices
Après un gain de 3 730 milliards de nairas la semaine précédente, le marché actions nigérian a rendu 1 900 milliards, plombé par des ventes massives sur les grandes valeurs.

Le Nigeria produit 1,5 million de barils par jour en août et tient son quota OPEP
Le Nigeria a extrait 1 500 190 barils de brut par jour en août, respectant son quota OPEP pour le quatrième mois d'affilée. En incluant les condensats, la production atteint 1 677 777 barils quotidiens, en hausse de 0,4 % sur un mois.

Dangote Refinery ouvre son IPO : la plus grande introduction en bourse d'Afrique
La raffinerie Dangote lance son introduction en bourse ce 14 septembre. 4,1 milliards d'actions proposées aux investisseurs particuliers jusqu'au 13 octobre 2026, un test grandeur nature pour la Bourse de Lagos.