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NDIC alerte sur la prolifération des systèmes d'épargne illégaux au Nigeria

La Nigeria Deposit Insurance Corporation met en garde contre les opérateurs de fonds non régulés, alors que les arnaques à l'investissement se multiplient. Son directeur général, Thompson Sunday, a appelé les Nigérians à la prudence.

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Rédaction SendXOF

Publié le 2 octobre 2026

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NDIC alerte sur la prolifération des systèmes d'épargne illégaux au Nigeria

La Nigeria Deposit Insurance Corporation (NDIC) tire la sonnette d'alarme. Mercredi, à Abuja, son directeur général Thompson Sunday a prévenu que les systèmes d'épargne illégaux se répandent à grande vitesse dans tout le pays. Ces opérateurs, qui promettent des rendements rapides et mirobolants, ne sont ni agréés ni couverts par l'assurance-dépôts. Leur modèle repose souvent sur de nouveaux entrants pour payer les anciens, une mécanique qui s'effondre tôt ou tard. La NDIC dit recevoir un nombre croissant de plaintes de victimes ayant perdu leurs économies.

Le phénomène n'est pas nouveau au Nigeria. Ces dernières années, plusieurs plateformes ont disparu avec l'argent de milliers d'épargnants, notamment dans les grandes villes du Sud. La nouveauté, c'est l'ampleur actuelle : la crise du coût de la vie pousse des ménages à chercher des rendements élevés pour protéger leur pouvoir d'achat. Les taux bancaires classiques, autour de 5 à 10 % par an, ne suivent pas une inflation qui frôle les 30 %. Ce décalage alimente la tentation des schémas illégaux, qui promettent parfois 40 % en quelques semaines.

Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Les fonds envoyés au pays via des canaux informels ou des plateformes non agréées échappent à toute traçabilité. La NDIC insiste sur un point : seuls les établissements couverts par son fonds de garantie, plafonné à 500 000 nairas par déposant, offrent une protection en cas de faillite. Les opérateurs illégaux, eux, ne laissent aucune trace ni recours.

La Corporation promet de renforcer la surveillance et les campagnes de sensibilisation. Mais elle reconnaît ses limites : traquer des plateformes qui opèrent via WhatsApp ou Telegram reste difficile. La solution passe aussi par l'éducation financière des épargnants, qui doivent vérifier toute licence auprès de la Central Bank of Nigeria avant de déposer le moindre naira. Une règle simple, mais encore trop souvent ignorée.

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