Minerais solides : les recettes nigérianes doublent à 101 milliards de nairas en neuf mois
Les revenus tirés des minerais solides ont bondi de 95,2 % sur les neuf premiers mois de 2026, atteignant 101,11 milliards de nairas contre 51,79 milliards un an plus tôt, portés par la hausse des redevances minières.

Le secteur minier nigérian encaisse enfin. Les recettes tirées des minerais solides ont atteint 101,11 milliards de nairas entre janvier et septembre 2026, selon le rapport de collecte de la Banque centrale du Nigeria. C'est presque le double des 51,79 milliards enregistrés sur la même période en 2025, soit une progression de 95,2 %. Le moteur de cette hausse : les redevances versées par les opérateurs miniers, plus nombreuses et plus élevées. Un signal fort pour un pays qui cherche depuis des années à réduire sa dépendance au pétrole.
Le gouvernement nigérian mise gros sur ce secteur. En 2025, Abuja a révisé à la hausse les taux de redevances sur plusieurs minerais stratégiques, dont le lithium, l'or et l'étain, pour capter une part plus juste de la valeur extraite. Les États du plateau de Jos, de Zamfara et de Kogi concentrent l'essentiel de l'activité, mais la contrebande vers les pays voisins reste un frein majeur. Une partie de la production échappe encore aux circuits officiels, privant le Trésor de recettes substantielles.
Pour les opérateurs, la donne change. Les petits exploitants, souvent informels, subissent de plein fouet le durcissement des contrôles et la hausse des prélèvements. Les groupes étrangers, notamment chinois et canadiens, négocient des licences plus encadrées. Cette montée en puissance des recettes minières intervient alors que le naira reste sous pression et que le pays cherche des devises hors pétrole. Les exportations de minerais solides, encore marginales, pourraient devenir un levier de stabilité monétaire à moyen terme si la chaîne de valeur locale se structure.
Reste à transformer l'essai. Le Nigeria exporte majoritairement des minerais bruts, sans raffinage local, ce qui limite la valeur ajoutée et les emplois. Le gouvernement a annoncé des incitations pour les usines de transformation, mais les infrastructures électriques et logistiques manquent. Les 101 milliards de nairas représentent une victoire budgétaire indéniable, pas encore une révolution industrielle. La trajectoire dépendra de la capacité d'Abuja à formaliser l'exploitation artisanale et à attirer des investisseurs dans la transformation sur le sol nigérian.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Les mauvaises habitudes financières qui appauvrissent malgré un bon salaire
Gagner plus ne suffit pas : dépenses non maîtrisées, absence d'épargne et décisions impulsives freinent l'enrichissement. Décryptage des pièges qui maintiennent dans la pauvreté.

GTCO intègre Google Pay sur GTBank et Squad pour accélérer les paiements numériques
Le groupe bancaire nigérian GTCO déploie Google Pay sur GTBank et HabariPay, une intégration qui doit faciliter les paiements en ligne et renforcer sa position sur le marché des transactions digitales.

Le Nigeria met 3,56 billions de nairas de côté malgré un recours massif à l'emprunt
Entre janvier et septembre 2026, les trois niveaux de gouvernement ont épargné 3,56 billions de nairas sur les revenus du compte fédéral, soit une hausse de 95 % sur un an, alors que l'État fédéral continue d'emprunter pour financer son déficit.