Maritime : les surcoûts et lenteurs freinent l'ambition du Nigeria
Les frais élevés et les retards portuaires compromettent l'objectif du Nigeria de devenir un hub maritime régional, augmentant les coûts d'expédition et les prix des marchandises importées.

Le Nigeria veut devenir la plaque tournante maritime de l'Afrique de l'Ouest. Mais les opérateurs du secteur pointent du doigt des frais portuaires élevés et des lenteurs administratives qui découragent les armateurs et renchérissent les importations. Selon Alabi, un expert du secteur, ces obstacles font grimper le coût du fret et se répercutent directement sur les prix des biens importés dans le pays.
Les ports de Lagos, notamment Apapa et Tin Can Island, sont régulièrement engorgés. Les navires attendent parfois plusieurs semaines avant d'accoster, ce qui entraîne des surcoûts de surestarie. À cela s'ajoutent des frais de manutention parmi les plus élevés de la région. Résultat : les importateurs nigérians paient plus cher que leurs voisins ghanéens ou béninois pour les mêmes conteneurs.
Cette situation pèse sur l'économie locale, mais aussi sur les échanges régionaux. Pour les commerçants et les particuliers qui dépendent des importations, chaque jour de retard signifie un coût supplémentaire. Les plateformes numériques comme SendXOF, qui facilitent les paiements transfrontaliers, intègrent ces fluctuations de coûts pour offrir des taux de change plus transparents aux utilisateurs.
Si le Nigeria veut réellement s'imposer comme un hub maritime, il devra réduire ces frictions logistiques. Les autorités ont lancé des réformes, mais les acteurs du terrain attendent des résultats concrets. En attendant, les ports concurrents de la région, comme celui de Lomé ou de Cotonou, continuent de capter une partie du trafic qui aurait pu profiter à Lagos.
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