Nigeria : les industriels exigent le règlement des arriérés de devises
La Manufacturers Association of Nigeria (MAN) somme le gouvernement de régler les arriérés de change envers les entreprises et de clarifier la loi fiscale 2025. Un appel à l'action face à des pénuries persistantes de devises.
La Manufacturers Association of Nigeria (MAN) sonne l'alarme. Dans un communiqué publié cette semaine, elle presse le gouvernement fédéral de régler d'urgence les arriérés de change dus aux entreprises locales. Les industriels attendent toujours des milliards de nairas en devises étrangères, bloqués dans les circuits officiels. Cette situation paralyse leurs chaînes d'approvisionnement et les empêche de planifier leurs importations de matières premières, déjà lourdement taxées par la dépréciation du naira.
Le président de la MAN, Francis Meshioye, a également réclamé une clarification de la loi fiscale 2025 avant son entrée en vigueur. Les nouvelles dispositions, notamment sur la TVA et les taxes sur les plus-values, sèment le flou parmi les chefs d'entreprise. Beaucoup redoutent une hausse déguisée de leur pression fiscale, alors que leurs marges sont déjà grignotées par l'inflation et les coûts énergétiques. Pour la diaspora ouest-africaine, cette incertitude complique les investissements dans le secteur manufacturier, et les plateformes de transfert comme SendXOF ajustent leurs taux en temps réel pour refléter la volatilité du naira.
Derrière ces revendications, c'est tout un secteur qui attend des signaux clairs. Les arriérés de change, accumulés depuis 2023, représentent un manque à gagner considérable pour des usines qui tournent au ralenti faute de devises. Le gouvernement de Bola Tinubu a promis à plusieurs reprises de solder ces dettes, mais les décaissements restent lents. En attendant, les entreprises nigérianes se tournent vers le marché parallèle, où le dollar se négocie parfois 10 % plus cher qu'au taux officiel, ce qui renchérit encore leurs coûts de production.
Face à cette pression, les autorités monétaires devront arbitrer entre stabiliser la monnaie et soutenir l'activité réelle. La Banque centrale a déjà injecté des millions de dollars sur le marché officiel ces derniers mois, mais les effets se font attendre. Pour les industriels, le temps presse : chaque jour de retard dans le remboursement des arriérés creuse un peu plus leur déficit de trésorerie. La clarté fiscale, elle, conditionne les investissements à moyen terme. Deux dossiers que le gouvernement ne pourra plus ignorer longtemps.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Katsina : 8 milliards de nairas pour 40 000 femmes via le Community Investment Fund
Le gouvernement de Katsina lance un fonds de 8 milliards de nairas destiné à 40 000 femmes regroupées en Women Affinity Groups, dans le cadre du programme Nigeria for Women Scale-Up.

Blé et maïs au plus haut : l'inflation alimentaire refait surface
L'indice FAO des prix alimentaires remonte à 136 points en septembre. Blé et maïs atteignent des sommets pluriannuels, sous l'effet de récoltes décevantes et de tensions commerciales.

Egbin Power finance onze ans d'études pour les jeunes de sa région
Le producteur nigérian d'électricité Egbin Power a mené onze éditions de son programme de bourses, ancrant l'entreprise dans les communautés riveraines de sa centrale de Lagos.