Les exportateurs nigérians réclament des mesures d'urgence face aux coûts de production
Le groupe export de l'Association des manufacturiers du Nigeria demande au gouvernement fédéral de s'attaquer au coût élevé de la production et aux goulets d'étranglement logistiques qui freinent les exportations du pays.

Le Manufacturers' Association of Nigeria Export Promotion Group (MANEG) a lancé un appel pressant au gouvernement fédéral. L'organisation pointe du doigt trois maux qui plombent la compétitivité des produits nigérians à l'étranger : le coût de production, les obstacles logistiques et d'autres contraintes structurelles. Pour les industriels, le diagnostic est simple : tant que ces freins persistent, le Nigeria continuera de rater des opportunités sur les marchés régionaux et internationaux.
Le problème n'est pas nouveau, mais il s'aggrave. L'énergie coûte cher, les routes et les ports sont saturés, et les procédures douanières restent lourdes. Résultat : un conteneur de marchandises met parfois plus de temps à quitter Lagos qu'à atteindre Accra. Les exportateurs perdent des contrats, et les acheteurs étrangers se tournent vers des concurrents plus fiables. Le groupe MANEG réclame des décisions rapides, notamment sur l'accès au crédit et la simplification des formalités.
Dans un pays qui dépend encore largement du pétrole, développer les exportations hors pétrole est devenu une priorité affichée par les autorités. Mais les bonnes intentions se heurtent à la réalité du terrain. Les manufacturiers veulent des actes : réduction des tarifs portuaires, amélioration des corridors routiers et harmonisation des taxes. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car une économie plus diversifiée et plus stable attire davantage de capitaux et fluidifie les échanges.
Si le gouvernement nigérian ne répond pas rapidement, le pays risque de laisser filer sa part de marché dans la zone CEDEAO. D'autres nations de la région, comme le Ghana ou la Côte d'Ivoire, avancent sur le même créneau avec des coûts logistiques plus maîtrisés. Le Nigeria a les volumes et les entrepreneurs, mais il lui manque encore l'environnement propice pour transformer son potentiel en devises sonnantes. L'appel de MANEG sonne comme un avertissement : sans réformes concrètes, les exportations resteront un chantier inachevé.
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