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Le patron du NGX veut unifier les Bourses africaines d'ici trois ans

Umaru Kwairanga, président du Nigerian Exchange Group, fait de l'intégration des marchés de capitaux africains sa priorité absolue pour les trois prochaines années, afin de doper les investissements transfrontaliers.

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Rédaction SendXOF

Publié le 4 novembre 2026

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Le patron du NGX veut unifier les Bourses africaines d'ici trois ans

Umaru Kwairanga ne veut pas perdre de temps. Le président du Nigerian Exchange Group, la holding qui contrôle la Bourse de Lagos, a annoncé lundi que l'intégration des marchés de capitaux africains serait sa priorité numéro un sur les trois prochaines années. L'objectif : faciliter les flux d'investissements entre les pays du continent, aujourd'hui entravés par des réglementations disparates, des devises non convertibles et des infrastructures de marché cloisonnées. Kwairanga en a fait la réforme phare de son mandat, devant la digitalisation des échanges et la diversification des produits. Le message est clair : sans unification, les Bourses africaines resteront des nains face aux places mondiales.

Le constat est simple. L'Afrique compte plus d'une trentaine de Bourses, mais leur capitalisation cumulée reste inférieure à celle d'une seule grande place européenne. Les investisseurs panafricains se heurtent à des coûts de transaction élevés, à des délais de règlement différents et à des changes multiples. Kwairanga plaide pour des règles communes, des plateformes d'échange interconnectées et une harmonisation des normes comptables. Il s'appuie sur l'expérience de la NGX, qui a déjà numérisé une partie de ses opérations et attire des capitaux étrangers. Mais le chemin est long : les banques centrales et les régulateurs nationaux gardent la main, et chacun défend ses prérogatives.

Pour les opérateurs ouest-africains, cette ambition pourrait changer la donne. Une intégration réussie réduirait les frictions sur les transferts de fonds entre pays et rendrait les marchés plus liquides. Des plateformes numériques comme SendXOF suivent déjà ces évolutions, car elles répercutent en temps réel les taux de change qui conditionnent les mouvements de capitaux dans la zone. Si les Bourses s'unissent, les coûts de transaction baisseront, mais les défis monétaires resteront : le naira, le cedi et le franc CFA n'évoluent pas au même rythme, et les investisseurs devront composer avec cette réalité.

Kwairanga mise sur un effet d'entraînement. Selon lui, l'intégration attirera les fonds de pension africains, aujourd'hui sous-investis dans les actions locales, et retiendra les capitaux qui fuient vers Londres ou New York. Le NGX Group a déjà signé des accords avec des Bourses sœurs, notamment au Ghana et en Afrique du Sud, pour tester des passerelles techniques. Mais sans volonté politique coordonnée, ces initiatives resteront des coups d'épée dans l'eau. La balle est désormais dans le camp des régulateurs et des gouvernements, qui doivent accepter de céder un peu de souveraineté pour gagner en profondeur de marché.

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