Le Nigeria veut produire 835 000 tonnes de sucre par an pour stopper les importations
Le Conseil national de développement du sucre mise sur dix nouveaux projets pour atteindre 835 000 tonnes annuelles et mettre fin aux importations de sucre.

Le Nigeria importe encore l'essentiel du sucre qu'il consomme. Pour inverser la tendance, le National Sugar Development Council (NSDC) a présenté dix projets sucriers « greenfield » — comprenez des usines construites sur des sites vierges, sans infrastructure préexistante. Objectif affiché : 835 000 tonnes de production annuelle. Le pays veut ainsi cesser d'acheter à l'étranger un produit qu'il pourrait transformer lui-même.
Ces projets s'inscrivent dans le plan directeur du sucre, lancé il y a plusieurs années, qui vise à faire du Nigeria un exportateur net. Les dix sites retenus couvrent plusieurs États du nord et du centre, zones climatiques propices à la canne. Le financement repose sur un mélange de capitaux privés et d'incitations publiques. Le gouvernement promet des exonérations et des accès préférentiels au foncier pour attirer les investisseurs. Reste à voir si les calendriers seront tenus : les précédents programmes ont souvent pris du retard.
Sur le papier, l'enjeu dépasse le simple sucre. Le Nigeria dépense chaque année des centaines de millions de dollars en importations sucrières. Réduire cette facture allège la pression sur les réserves de change, déjà mises à mal par la volatilité du naira. Pour les opérateurs économiques et la diaspora, cette évolution compte : moins de devises sortantes, c'est un facteur de stabilité pour le taux de change. Des plateformes de transfert comme SendXOF suivent ces tendances pour ajuster leurs taux en temps réel.
Les dix projets annoncés ne produiront pas avant plusieurs années. Les usines doivent être construites, les plantations mises en place, les routes et l'électricité acheminées. Le NSDC parle d'une montée en puissance progressive jusqu'en 2030. D'ici là, le Nigeria continuera d'importer. Mais si les objectifs sont atteints, le pays pourrait non seulement couvrir ses besoins, mais aussi exporter vers ses voisins. Une perspective qui changerait la donne pour toute la sous-région.
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