Le Nigeria invité à injecter 2 000 milliards de nairas dans le crédit garanti
L'Institut national d'administration du crédit (NICA) demande au gouvernement fédéral de capitaliser la National Credit Guarantee Company à hauteur de 2 000 milliards de nairas pour élargir l'accès au crédit des entreprises et des secteurs productifs.

Le Nigeria pourrait voir un afflux massif de capitaux dans son système de garantie de crédit. L'Institut national d'administration du crédit (NICA) a officiellement demandé au gouvernement fédéral d'injecter 2 000 milliards de nairas dans la National Credit Guarantee Company (NCGC). Le régistraire et directeur général de NICA, le professeur Chris Onalo, a formulé cette requête dans un communiqué publié lundi. L'objectif est clair : élargir l'accès au crédit pour les entreprises et les secteurs productifs, qui peinent à obtenir des financements.
Cette demande intervient dans un contexte où le crédit au secteur privé reste limité, malgré les réformes économiques en cours. Selon les données de la Banque centrale du Nigeria, les prêts aux entreprises ont augmenté de 12 % en 2024, mais un fossé subsiste, notamment pour les PME. Onalo souligne que la NCGC, si elle est correctement capitalisée, pourrait garantir jusqu'à 20 000 milliards de nairas de prêts, un effet de levier significatif. Les banques, souvent frileuses face au risque, pourraient ainsi accorder plus de financements sans craindre les défauts de paiement.
Pour les acteurs économiques, cette mesure pourrait réduire le coût du crédit et stimuler l'investissement. Les entreprises nigérianes, confrontées à des taux d'intérêt élevés – souvent supérieurs à 30 % – y verraient une bouffée d'oxygène. Les secteurs comme l'agriculture, la fabrication et les services, qui portent l'économie, sont les premiers concernés. Une telle injection de capitaux publics aurait aussi un impact indirect sur la monnaie, en soutenant l'activité productive et en réduisant la pression sur le naira. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car une économie plus dynamique renforce la stabilité des changes.
Reste à savoir si le gouvernement, confronté à des contraintes budgétaires, donnera suite. En 2023, le Nigeria a déjà consacré 500 milliards de nairas au secteur du crédit, mais les besoins restent immenses. La décision pourrait être annoncée dans le prochain budget, prévu pour juin. En attendant, les entreprises et les banques suivent de près les discussions, conscients que cette mesure pourrait redéfinir le paysage du financement au Nigeria.
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