Le Nigeria livre 127 millions de barils à ses raffineries en neuf mois
Entre janvier et septembre 2026, les raffineries nigérianes ont reçu plus de 127 millions de barils de brut et de condensat local, selon la NUPRC. Une montée en puissance qui vise à réduire la dépendance aux produits pétroliers importés.
La Nigeria Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC) a livré un chiffre qui pèse lourd : 127 millions de barils de pétrole brut et de condensat acheminés vers les raffineries locales entre janvier et septembre 2026. Sa directrice générale, Oritsemeyiwa Eyesan, a dévoilé ces données lors d'une intervention publique. En neuf mois, cela représente une moyenne d'environ 14 millions de barils par mois dirigés vers le raffinage domestique. Le régulateur y voit la preuve que la stratégie fédérale d'approvisionnement prioritaire des unités locales commence à produire des effets concrets.
Le gouvernement nigérian pousse depuis plusieurs années pour que le brut extrait sur son sol soit transformé sur place plutôt qu'exporté puis réimporté sous forme de carburant. Chaque baril raffiné localement réduit la facture en devises et désengorge les ports. La raffinerie Dangote, à Lekki, absorbe à elle seule une part importante de ces volumes, mais les petites unités de Port Harcourt et de Warri captent aussi leur lot. Pour les opérateurs, l'enjeu est simple : moins d'importations de produits finis, c'est moins de pression sur les réserves de change et un coût de l'essence moins exposé aux variations du Naira.
Reste à savoir si ce rythme tient sur la durée. Les 127 millions de barils sur neuf mois traduisent une accélération, mais la capacité technique des raffineries et la logistique des terminaux restent des points de friction. Certaines unités tournent en dessous de leur seuil de rentabilité, et la qualité du brut destiné au marché local varie selon les champs. La NUPRC n'a pas précisé la répartition exacte entre les différentes raffineries, ni le volume effectivement traité par rapport au volume livré.
Sur le papier, l'objectif affiché est de faire du Nigeria un pays qui raffine pour lui-même, et pourquoi pas pour ses voisins. Les 127 millions de barils sur trois trimestres donnent une base de comparaison pour les prochains mois. Si la cadence se maintient au dernier trimestre, le pays pourrait dépasser les 170 millions de barils livrés sur l'année entière. Un seuil que les autorités surveilleront de près, car il conditionne la baisse structurelle des importations de carburant et, par ricochet, l'équilibre de la balance commerciale.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Nigeria : le gouvernement et les syndicats reprennent les négociations sur les salaires et le carburant
Les centrales syndicales nigérianes retrouvent le gouvernement fédéral pour discuter d'un nouveau salaire minimum et d'une baisse du prix de l'essence, sur fond de tensions sociales.

JPMorgan obtient le feu vert de la CBN pour ouvrir une banque marchande au Nigeria
La banque américaine JPMorgan Chase a reçu l'accord préalable de la Banque centrale du Nigeria pour créer une banque marchande, une décision qui pourrait élargir le financement des grandes entreprises et l'accès aux capitaux internationaux.

Nigeria : le gouvernement veut tester chaque réforme économique avant de l'appliquer
Le ministre des Finances Taiwo Oyedele annonce que toute nouvelle politique économique majeure devra passer par une évaluation d'impact préalable, histoire de réduire l'incertitude des entreprises et des investisseurs.