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Le Naira résiste à la tourmente monétaire africaine au deuxième trimestre

La Banque mondiale classe le Naira parmi les monnaies africaines les plus résilientes au deuxième trimestre 2026, avec une dépréciation plafonnée à 2,6 % malgré les pressions sur les changes du continent.

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Rédaction SendXOF

Publié le 8 octobre 2026

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Le Naira résiste à la tourmente monétaire africaine au deuxième trimestre

La Banque mondiale a classé le Naira parmi les monnaies africaines les plus solides du deuxième trimestre 2026. Sa dépréciation maximale n'a pas dépassé 2,6 %, selon le rapport publié cette semaine. Un résultat qui surprend dans un contexte où plusieurs devises du continent ont plongé. Le Cedi ghanéen, le Shilling kényan et le Rand sud-africain ont tous encaissé des pressions plus fortes sur la même période. Lagos a réussi à contenir la glissade grâce à une gestion plus serrée des liquidités sur le marché officiel.

La Banque centrale du Nigeria a multiplié les interventions depuis janvier. Elle a resserré les règles sur les bureaux de change et limité les positions en devises des banques commerciales. Résultat : l'écart entre le taux officiel et le marché parallèle s'est réduit, passant de près de 30 % fin 2025 à moins de 10 % aujourd'hui. Les importateurs respirent. Les opérateurs de transferts aussi. Pour la diaspora ouest-africaine, cette stabilité change la donne sur le coût des envois vers Lagos et Aba.

Le contraste avec les autres places africaines est net. Le Kwacha zambien a perdu plus de 15 % sur la période. Le Birr éthiopien a chuté après la libéralisation partielle de son régime de change. Même l'Egypte, pourtant soutenue par un prêt du FMI, a vu sa livre reculer de 8 %. Le Nigeria, lui, a tenu. Les réserves de change sont remontées à 38 milliards de dollars fin juin, contre 33 milliards en décembre. Un matelas qui donne de la marge à Abuja.

Reste à savoir si cette accalmie va durer. Les recettes pétrolières dépendent d'un baril qui reste volatil. La production nigériane plafonne autour de 1,4 million de barils par jour, loin des objectifs de l'OPEP. Et la demande de devises pour les importations de carburant et de denrées alimentaires ne faiblit pas. La Banque mondiale prévient : la résilience du Naira au deuxième trimestre ne garantit rien pour la suite. Le vrai test viendra au troisième trimestre, quand les effets des réformes sur les prix intérieurs seront pleinement visibles.

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