Le Commonwealth maintient la Tanzanie et l'Ouganda sous surveillance pour leur gouvernance
La Tanzanie et l'Ouganda restent sous examen formel du Commonwealth pour des préoccupations de gouvernance, une pression qui pèse sur leurs ambitions économiques et leur attractivité auprès des investisseurs.

Le Commonwealth a décidé de maintenir la Tanzanie et l'Ouganda sous surveillance formelle pour des questions de gouvernance. La décision a été prise lors d'une réunion ministérielle extraordinaire, selon un communiqué publié cette semaine. Les deux pays d'Afrique de l'Est restent donc sous pression pour engager des réformes. Ce n'est pas une sanction économique directe, mais l'étiquette colle à la peau des deux capitales, Dodoma et Kampala, qui cherchent depuis des mois à rassurer les bailleurs et les entreprises étrangères.
Sur le terrain, l'enjeu dépasse la politique. La Tanzanie veut attirer des capitaux dans ses mines et son gaz, l'Ouganda mise sur son pétrole et son agriculture. Or les investisseurs regardent aussi la stabilité institutionnelle, la justice, la liberté de la presse. Un rapport de surveillance du Commonwealth, même sans sanction, peut refroidir certains fonds. Les deux pays le savent. Ils ont multiplié les signaux d'ouverture ces derniers mois, sans convaincre pleinement.
Pour les opérateurs économiques de la région, le signal est ambigu. D'un côté, le Commonwealth ne ferme pas la porte et continue de financer des programmes de renforcement des capacités. De l'autre, l'examen formel maintient une incertitude sur l'image des deux pays. Les banques et les entreprises qui s'implantent en Afrique de l'Est intègrent ce facteur dans leurs calculs de risque. Un maintien sous surveillance n'empêche pas les affaires, mais il renchérit le coût de la confiance.
La Tanzanie et l'Ouganda jouent gros. Tous deux veulent devenir des hubs régionaux, attirer des sièges d'entreprises, développer leurs marchés financiers. La décision du Commonwealth rappelle que la gouvernance reste un critère pour les partenaires internationaux. Les prochains mois diront si les deux capitales accélèrent les réformes ou si elles choisissent de composer avec cette épée de Damoclès. Dans les deux cas, le calendrier économique est déjà lancé.
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