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Lagos somme les fintechs nigérianes de dépasser le stade du paiement

La vice-gouverneure de Lagos, Obafemi Hamzat, estime que les fintechs nigérianes doivent transformer leur infrastructure de paiement en socle pour le crédit, l'épargne et l'assurance.

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Rédaction SendXOF

Publié le 24 septembre 2026

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Lagos somme les fintechs nigérianes de dépasser le stade du paiement

Le discours a été prononcé lors d'une rencontre du secteur à Lagos, et il tranche avec les habitudes. La vice-gouverneure de l'État, Obafemi Hamzat, a déclaré que les fintechs nigérianes ne peuvent plus se contenter de fluidifier les paiements. Selon elle, l'infrastructure numérique bâtie ces dernières années doit désormais porter le crédit, l'épargne, l'assurance et l'activité économique au sens large. Le message s'adresse à un secteur qui pèse lourd : des millions de Nigérians utilisent chaque jour ces canaux pour envoyer de l'argent, payer des factures ou recharger un téléphone.

Sur le terrain, l'écart reste béant. Le Nigeria compte plus de 200 millions d'habitants, mais une minorité seulement a accès à un compte d'épargne formel ou à un produit d'assurance. Les applications de paiement ont réussi à capter un usage quotidien massif, sans toujours proposer la brique suivante : un crédit abordable, une couverture santé, un placement simple. Hamzat plaide pour que ces sociétés transforment leur base d'utilisateurs en infrastructure financière complète, pas en simple tuyauterie de transactions.

Le calendrier n'est pas anodin. La monnaie nigériane a traversé des mois de forte volatilité, et les ménages cherchent des moyens de sécuriser leur pouvoir d'achat. Dans ce contexte, l'épargne et l'assurance deviennent des besoins concrets, pas des produits de luxe. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts et sur les services qui les entourent. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, ce qui donne une idée de la vitesse à laquelle les flux circulent déjà.

Reste à savoir si les fintechs suivront. Le régulateur nigérian a durci les règles ces dernières années, entre exigences de capital et contrôle des changes. Passer du paiement au crédit suppose des bilans plus solides, une gestion du risque rigoureuse et une confiance que peu d'acteurs ont encore construite. Hamzat pose une exigence claire : l'infrastructure existe, elle doit maintenant servir l'économie réelle. Le secteur a les outils. Il lui manque la volonté de changer d'échelle.

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