Lagos cherche des financements longs et bon marché pour ses projets climatiques
Le gouverneur de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, plaide pour des partenariats et des prêts à taux réduit afin de financer l'action climatique des États et villes, en marge de la coalition Under2.

Babajide Sanwo-Olu a profité de son passage dans la coalition Under2 pour remettre sur la table un sujet qui fâche : l'argent. Le gouverneur de Lagos veut des financements longs et bon marché pour les projets climatiques des États et des villes. Sa logique est simple. Les grandes infrastructures vertes — transports propres, recyclage, énergie solaire — coûtent cher au départ et rapportent sur vingt ou trente ans. Or les prêteurs internationaux proposent souvent des maturités courtes à des taux que les budgets locaux ne peuvent pas absorber. Résultat : des projets bloqués faute de trésorerie, pas faute d'idées.
Lagos a de quoi argumenter. L'État concentre plus de vingt millions d'habitants, des embouteillages qui étouffent l'économie et une gestion des déchets sous tension. Chaque projet climatique y devient un enjeu social immédiat : bus électriques, centres de tri, recyclage du plastique, énergies renouvelables. Sanwo-Olu martèle que ces chantiers créent des emplois, améliorent les services publics et renforcent la résilience économique de la mégapole. Il ne parle pas d'écologie décorative, mais d'infrastructures qui tiennent debout et qui se remboursent.
Sur le terrain du financement, la question du change reste centrale. Les bailleurs prêtent en dollars ou en euros, les recettes des projets sont encaissées en nairas. Quand la monnaie bouge, la facture de la dette s'alourdit mécaniquement. Pour les opérateurs ouest-africains, cette exposition au risque de change pèse autant que le taux d'intérêt lui-même. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, ce qui permet aux porteurs de projets et à leurs partenaires de mesurer l'impact réel d'un emprunt libellé en devise étrangère.
L'adhésion de Lagos à l'Under2 Coalition, un réseau de gouvernements infranationaux engagés sur le climat, sert précisément à cela : échanger des solutions éprouvées et attirer des partenaires techniques et financiers. Reste à transformer les bonnes intentions en contrats signés. Les villes africaines ont longtemps été absentes des grandes enveloppes climatiques mondiales, jugées trop risquées ou trop petites. Lagos, par son poids démographique et économique, a les arguments pour inverser la tendance. Encore faut-il que les institutions financières acceptent de prêter plus longtemps et à meilleur prix.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Dangote vise 36 milliards de dollars de revenus en 2026 après 17 milliards au premier semestre
Le groupe Dangote annonce 17 milliards de dollars de revenus au premier semestre 2026 et vise 36 milliards sur l'année, soit le double des 18 milliards enregistrés en 2025.

La CBN lève 8 140 milliards de nairas en bons du Trésor, 40 % au-dessus de son objectif
Entre juillet et septembre, la banque centrale nigériane a alloué 8 140 milliards de nairas sur huit adjudications de bons du Trésor, dépassant de 40 % son objectif trimestriel de 5 800 milliards.

Puces IA et pétrole dominent les rendements 2026, le bitcoin à la traîne
Les semi-conducteurs et le brut signent les meilleures performances de l'année boursière, creusant l'écart avec les grandes cryptomonnaies. AMD mène le classement devant le pétrole, tandis que les petites capitalisations progressent sans éclat.