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Lagos presse gouvernements et secteur privé d'investir dans les infrastructures numériques

Le vice-gouverneur de Lagos, Kadri Hamzat, appelle les États africains et les entreprises à multiplier les investissements dans les réseaux et data centers, jugeant le retard du continent coûteux pour les économies.

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Rédaction SendXOF

Publié le 19 octobre 2026

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Lagos presse gouvernements et secteur privé d'investir dans les infrastructures numériques

Kadri Hamzat a choisi Lagos pour lancer un message direct aux gouvernements africains et aux entreprises privées : sans infrastructures numériques solides, le continent continuera de rater la révolution technologique. Le vice-gouverneur de l'État de Lagos s'exprimait lors d'un forum économique dans la mégapole nigériane, selon une dépêche publiée ce lundi. Son constat s'appuie sur une réalité tangible : la couverture internet reste inégale, les data centers sont concentrés dans quelques capitales, et les coûts d'accès demeurent élevés pour les petites entreprises. Hamzat plaide pour un partenariat public-privé qui sorte du registre des déclarations d'intention.

Le contexte économique nigérian rend cet appel d'autant plus pressant. Le pays compte plus de 200 millions d'habitants, mais une part importante reste mal connectée aux réseaux à haut débit. Les opérateurs télécoms investissent, mais se heurtent à des contraintes d'électricité et de fiscalité. Dans le même temps, la demande explose avec la digitalisation des services financiers, du commerce et de l'éducation. Pour les entreprises du secteur, l'enjeu n'est plus seulement technique : il devient un facteur de compétitivité régionale. Les plateformes de transfert d'argent, par exemple, dépendent directement de la qualité des infrastructures pour traiter les flux en temps réel.

Au-delà du Nigeria, la question dépasse les frontières. Les pays africains qui investissent dans la fibre optique, les câbles sous-marins et les centres de données attirent davantage de capitaux technologiques. Ceux qui tardent voient leurs coûts de connexion grimper et leurs start-up migrer vers des hubs mieux équipés. Hamzat insiste sur un point : le financement ne doit pas reposer uniquement sur les États, dont les budgets sont contraints. Le secteur privé, lui, dispose des capitaux et de l'expertise pour accélérer le déploiement, à condition que les cadres réglementaires soient stables et lisibles.

L'appel du vice-gouverneur intervient à un moment où Lagos cherche à consolider sa place de hub technologique en Afrique de l'Ouest. La ville a vu émerger des fintechs, des plateformes logistiques et des services numériques qui attirent des investissements étrangers. Mais sans réseaux fiables et abordables, cette dynamique reste fragile. Les gouvernements africains et les entreprises ont donc un intérêt commun à transformer les promesses en infrastructures concrètes, avec des calendriers et des financements traçables. Pour l'instant, le discours de Hamzat fixe un cap. Les acteurs du secteur attendent désormais des engagements chiffrés.

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