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La Banque centrale du Nigeria divise en ramenant son taux directeur de 26,5 % à 23 %

La CBN a abaissé son taux directeur de 26,5 % à 23 %, une baisse de trois points qui suscite des avis partagés entre économistes et opérateurs sur le risque inflationniste.

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Rédaction SendXOF

Publié le 23 septembre 2026

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La Banque centrale du Nigeria divise en ramenant son taux directeur de 26,5 % à 23 %

La Banque centrale du Nigeria a tranché. Son taux directeur passe de 26,5 % à 23 %, une baisse de trois points annoncée cette semaine. C'est la première détente monétaire d'ampleur depuis des mois. La décision a immédiatement fait réagir les milieux économiques de Lagos et d'Abuja. Pour les uns, elle va desserrer l'étau sur les crédits aux entreprises et relancer une activité encore molle. Pour les autres, elle arrive trop tôt, alors que l'inflation reste collée au-dessus de 30 % et que le Naira continue de flotter autour de 1 500 pour un dollar sur le marché parallèle.

Les partisans de la baisse mettent en avant le coût du crédit. À 26,5 %, le taux directeur étranglait les PME nigérianes, qui empruntent déjà à des taux à deux chiffres élevés. Réduire le MPR devrait alléger la facture des intérêts et redonner un peu d'air aux secteurs de la manufacture et de l'agroalimentaire. Le gouverneur de la CBN défend une approche graduelle : desserrer sans lâcher, pour ne pas casser la dynamique de désinflation amorcée depuis quelques mois.

Les sceptiques rappellent que l'inflation nigériane reste largement tirée par les prix alimentaires et l'énergie, deux postes peu sensibles au taux directeur. Baisser le MPR maintenant, disent-ils, risque de relancer la demande avant que l'offre ne suive, et de fragiliser un Naira qui n'a pas besoin de ça. Sur le marché des changes, cette détente pourrait aussi peser sur les rendements des obligations d'État, donc sur l'appétit des investisseurs étrangers. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car un Naira plus volatil rend les envois de fonds plus difficiles à calibrer.

La vraie question n'est pas de savoir qui a raison aujourd'hui, mais ce que la CBN fera ensuite. Si l'inflation reflue au prochain trimestre, la baisse passera pour un pari gagné. Si elle repart, la banque centrale devra assumer un virage à 180 degrés, au risque d'y perdre sa crédibilité. Les opérateurs, eux, scrutent déjà la prochaine réunion du comité de politique monétaire, prévue dans quelques semaines. D'ici là, chacun ajuste ses positions.

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