La Banque africaine de l'énergie entre en service, Helmy Ghazi nommé président
La Banque africaine de l'énergie a été officiellement créée le 31 octobre 2026. Le banquier égyptien Helmy Ghazi en devient le premier président, avec pour mission de financer les projets énergétiques du continent.

La Banque africaine de l'énergie (AEB) a vu le jour le 31 octobre 2026. L'institution, dont le siège n'a pas encore été précisé, démarre avec un capital initial que les États membres doivent encore libérer. Son objectif : combler le déficit de financement du secteur énergétique africain, estimé à des dizaines de milliards de dollars par an. Helmy Ghazi, banquier égyptien réputé pour avoir dirigé de grandes institutions au Caire, prend la tête de l'organisation. Sa nomination intervient après des mois de tractations entre pays fondateurs, qui voulaient un profil capable de dialoguer à la fois avec les bailleurs internationaux et les gouvernements.
L'Afrique dispose d'immenses ressources énergétiques, du gaz nigérian au solaire saharien, mais peine à les exploiter faute d'investissements. La nouvelle banque veut changer la donne en finançant des projets d'infrastructures : centrales électriques, réseaux de transport, énergies renouvelables. Elle cible en priorité les pays enclavés et les zones rurales, où l'accès à l'électricité reste un luxe. Les besoins sont colossaux : plus de 600 millions d'Africains vivent encore sans courant, selon les chiffres de la Banque mondiale.
Le défi de Helmy Ghazi sera de convaincre les investisseurs privés de suivre. La AEB ne pourra pas tout financer seule. Elle devra structurer des partenariats avec les fonds souverains, les banques de développement et les entreprises du secteur. Le choix d'un Égyptien à sa tête n'est pas anodin : Le Caire a développé une expertise dans le gaz et l'électricité, et l'Égypte entend jouer un rôle de hub énergétique entre le Moyen-Orient et l'Afrique. Reste à voir si les autres pays fondateurs, notamment le Nigeria et l'Afrique du Sud, accepteront de jouer le jeu.
La création de l'AEB intervient dans un contexte de concurrence croissante pour les financements climatiques. Les bailleurs occidentaux se montrent réticents à financer les énergies fossiles, alors que plusieurs pays africains veulent exploiter leur gaz. La banque devra naviguer entre ces exigences contradictoires. Sa première grande décision sera de fixer sa politique d'investissement : privilégiera-t-elle le solaire et l'éolien, ou financera-t-elle aussi des centrales à gaz ? La réponse donnera le ton de son action pour les années à venir.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Honeywell Flour Mills : le bénéfice avant impôt bondit de 1 115 % à 31,4 milliards de nairas
Le meunier nigérian a publié un bénéfice avant impôt de 31,40 milliards de nairas pour les six mois clos le 30 septembre 2026, contre 2,58 milliards un an plus tôt, porté par une hausse de 41 % du chiffre d'affaires.

MTN Nigeria : le bénéfice avant impôt bondit de 59,4 % à 1 800 milliards de nairas
Sur les neuf premiers mois de 2026, MTN Nigeria a dégagé un bénéfice avant impôt de 1 800 milliards de nairas, en hausse de 59,4 %, pour un chiffre d'affaires de 4 610 milliards de nairas.

OPay entre en Bourse à New York et lève 304 millions de dollars
La fintech nigériane OPay a levé 304 millions de dollars lors de son introduction à la Bourse de New York, atteignant une valorisation de 4 milliards de dollars. Elle prévoit une cotation secondaire au Nigeria.