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La BAD accorde 18,8 millions de dollars au Ghana pour sa filière riz

La Banque africaine de développement a octroyé un don de 18,8 millions de dollars au Ghana pour renforcer la chaîne de valeur du riz et viser l'autosuffisance d'ici 2028.

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Rédaction SendXOF

Publié le 9 octobre 2026

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La BAD accorde 18,8 millions de dollars au Ghana pour sa filière riz

La Banque africaine de développement (BAD) a signé un don de 18,8 millions de dollars en faveur du Ghana. L'objectif : muscler toute la chaîne de valeur du riz, de la production à la transformation. Accra veut atteindre l'autosuffisance rizicole en 2028. Le pays importe aujourd'hui près de 60 % de sa consommation, une facture qui pèse lourd sur ses réserves de devises. Le riz local souffre d'un rendement faible, autour de 2,5 tonnes par hectare, contre 4 à 5 tonnes en Asie. Le don doit financer des semences améliorées, des formations et des équipements de transformation.

Le Ghana n'est pas le seul à vouloir réduire ses importations de riz. Le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Sénégal ont tous lancé des plans similaires. Mais les résultats restent modestes. Au Nigeria, malgré des droits de douane élevés et des restrictions sur les importations, la production locale ne couvre que 70 % des besoins. La différence au Ghana, c'est l'appui direct de la BAD, qui finance aussi des routes et des entrepôts pour désenclaver les zones de production. Sans infrastructures, les récoltes pourrissent avant d'atteindre les villes.

Pour les consommateurs ghanéens, l'enjeu est simple : le prix du riz importé a grimpé de 30 % en deux ans, dopé par la dépréciation du cedi et la hausse des coûts du fret. Un riz local compétitif allégerait la facture des ménages. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts : moins d'importations, c'est moins de pression sur les devises, donc un cedi plus stable. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces.

Reste à voir si les 18,8 millions suffiront. Le plan ghanéen chiffre les besoins à plus de 200 millions de dollars sur cinq ans. La BAD promet d'autres financements, mais rien n'est signé. En attendant, le Ghana mise sur un modèle coopératif : l'État fournit les intrants, les agriculteurs remboursent après la récolte. Un pari déjà tenté ailleurs, avec des résultats mitigés. La clé sera la logistique : sans routes praticables en saison des pluies, les meilleures semences ne changeront rien.

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