L'ONU prévoit un ralentissement de la croissance mondiale à 2,6 % en 2026
La CNUCED table sur une croissance mondiale de 2,6 % en 2026, en baisse par rapport aux années précédentes, et alerte sur l'écart croissant entre pays riches et pauvres en matière d'accès aux technologies.

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié ses nouvelles prévisions : la croissance économique mondiale devrait tomber à 2,6 % en 2026. C'est en dessous de la moyenne de la décennie écoulée. L'institution onusienne pointe deux freins principaux : des tensions financières persistantes dans de nombreux pays et un accès inégal aux technologies, qui creuse l'écart entre économies avancées et pays en développement. Concrètement, les États les plus fragiles peinent à financer leurs investissements tandis que les plus riches captent l'essentiel des gains liés à la numérisation et à l'intelligence artificielle.
Ce ralentissement n'est pas une surprise. Depuis deux ans, les grandes institutions internationales révisent leurs projections à la baisse. Le Fonds monétaire international évoquait déjà une croissance mondiale autour de 3 % pour 2025, avant d'admettre que les pays à faible revenu restaient bloqués sous leur potentiel. La CNUCED va plus loin : elle estime que sans un choc d'investissement, ces économies risquent de décrocher durablement. L'endettement public, la volatilité des matières premières et la hausse des coûts d'emprunt limitent leur marge de manœuvre. Pour les ménages, cela se traduit souvent par des budgets contraints et des emplois moins nombreux.
L'accès à la technologie devient un facteur de divergence majeur. Les pays qui produisent des semi-conducteurs, des logiciels ou des services numériques tirent leur épingle du jeu. Les autres subissent. Cette fracture technologique inquiète d'autant plus qu'elle touche aussi les systèmes financiers : dans plusieurs régions, les transferts d'argent et les paiements transfrontaliers restent chers et lents, ce qui pénalise les échanges et les familles. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, mais l'écart d'infrastructure entre pays riches et pauvres reste entier.
La CNUCED appelle donc à une coopération renforcée sur le financement du développement et le transfert de technologies. Un discours qui revient à chaque rapport, sans changement visible sur le terrain. En attendant, les prévisions de 2,6 % pour 2026 dessinent une année de croissance molle, où les pays les plus vulnérables risquent d'accumuler du retard. Les prochaines réunions internationales sur le financement du développement diront si ces alertes se traduisent par des actes.
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