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Investissements directs étrangers : 538 milliards de dollars au premier semestre 2026

Les investisseurs mondiaux ont annoncé 538 milliards de dollars d'investissements directs étrangers au premier semestre 2026. Les télécoms, les renouvelables et les semi-conducteurs concentrent l'essentiel des flux.

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Rédaction SendXOF

Publié le 19 septembre 2026

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Investissements directs étrangers : 538 milliards de dollars au premier semestre 2026

Les chiffres sont tombés et ils sont massifs. Au premier semestre 2026, les entreprises ont annoncé environ 538 milliards de dollars d'investissements directs étrangers, selon les données compilées par les cabinets de suivi des flux. Ce montant couvre uniquement les projets annoncés, pas les décaissements effectifs, mais il donne le ton : la machine à investir tourne à plein régime, portée par trois ou quatre secteurs qui raflent la mise.

En tête, les télécommunications et les infrastructures numériques. L'explosion de la demande en bande passante, les data centers et le déploiement de la 5G dans les économies émergentes attirent des capitaux colossaux. Le secteur de l'énergie renouvelable suit de près : solaire, éolien, hydrogène vert. Les investisseurs cherchent des rendements stables sur vingt ans, et les contrats d'achat d'électricité publics offrent cette visibilité. Les semi-conducteurs complètent le podium. Après la pénurie de 2022-2023, les États-Unis, l'Europe et le Japon subventionnent massivement la production locale de puces. Résultat : des usines à 20 milliards de dollars poussent un peu partout.

Pour les pays africains, la donne est plus contrastée. Ils captent une part marginale de ces 538 milliards, souvent moins de 5 %. Le Nigeria et le Kenya restent les destinations les plus citées, principalement dans les télécoms et les énergies propres. Mais la concurrence est rude : l'Asie du Sud-Est et l'Inde absorbent l'essentiel des projets manufacturiers. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les plateformes numériques ajustent leurs taux en fonction des flux de capitaux vers la région.

La vraie question n'est pas le montant annoncé, mais ce qui se réalisera. Entre l'annonce et la première pierre, il y a souvent deux à trois ans, et beaucoup de projets restent dans les cartons. Les taux d'intérêt mondiaux, encore élevés, pèsent sur le financement des infrastructures lourdes. Les gouvernements qui veulent capter ces 538 milliards devront offrir plus que des incitations fiscales : stabilité réglementaire, main-d'œuvre qualifiée et électricité fiable. Sans cela, les capitaux iront ailleurs.

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