inDrive appelle le privé nigérian à investir dans les talents tech
Le patron d'inDrive Nigeria demande aux entreprises privées de financer les compétences technologiques locales, alors que le pays forme chaque année des milliers de développeurs sans débouchés à la hauteur.

Le Nigeria produit des développeurs, des data analysts et des spécialistes produit à un rythme que le marché local absorbe mal. inDrive, la plateforme de mobilité d'origine russe, en fait le constat par la voix de son directeur pays. L'entreprise, présente à Lagos, Abuja et Port Harcourt, dit recevoir des candidatures de haut niveau pour des postes qui restent limités. Le problème n'est pas le vivier. C'est le nombre d'employeurs prêts à parier sur lui.
Le secteur tech nigérian a attiré 1,2 milliard de dollars en capital-risque entre 2021 et 2023, selon des données de la Nigerian Startup Ecosystem Report. Puis le robinet s'est resserré. Les licenciements chez Jumia, Andela et quelques fintechs ont refroidi les vocations. Résultat : beaucoup de jeunes diplômés en informatique se tournent vers le freelance international ou émigrent. Le Canada, le Royaume-Uni et les Émirats captent une partie de cette main-d'œuvre formée localement. Pour les entreprises restées au pays, le coût de remplacement d'un bon ingénieur dépasse souvent celui d'un programme de formation interne.
Le discours d'inDrive intervient dans un contexte où le gouvernement fédéral pousse lui aussi la carte de l'économie numérique. La Nigerian Communications Commission chiffre à 200 000 le nombre de talents tech dont le pays aura besoin d'ici 2025 pour soutenir sa croissance digitale. Les bootcamps privés comme Decagon, Semicolon ou AltSchool ont augmenté leurs promotions, mais leurs frais — entre 300 000 et 800 000 nairas — restent hors de portée pour une grande partie des jeunes. Le privé pourrait financer ces parcours en échange d'engagement d'embauche, un modèle qui existe déjà dans la logistique et la santé.
La balle est donc dans le camp des entreprises. Celles qui investissent dans la formation gardent leurs équipes plus longtemps. Celles qui attendent que l'État fasse le travail continueront de recruter à l'étranger ou de sous-traiter. Le Nigeria a les cerveaux. Il lui manque les structures qui les retiennent.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Nigeria : les manutentionnaires au sol suspendent les services à XEJET pour une dette de 300 millions de nairas
L'Association des manutentionnaires aériens du Nigeria a ordonné à ses membres de cesser toute prestation pour XEJET Airline, qui doit 300 millions de nairas. La compagnie risque l'immobilisation.

Nigeria : les applis bancaires et fintech équipent 88 % des utilisateurs de smartphones
Un rapport de KPMG et Orange révèle que 88 % des utilisateurs nigérians de smartphones ont une application bancaire ou fintech. OPay domine le marché devant les banques traditionnelles.

Abu Dhabi veut devenir le premier gouvernement natif de l'IA
Abu Dhabi organise en octobre un sommet mondial sur l'intelligence artificielle, réunissant investisseurs et entreprises tech pour présenter son ambition de devenir le premier gouvernement 100 % IA.