Abuja : propriétaires et commerçants réclament des mesures contre les inondations
Face aux inondations récurrentes qui paralysent la capitale nigériane, propriétaires et commerçants du FCT exigent une action immédiate de l'administration, notamment le curage des caniveaux.
Les inondations qui frappent Abuja ne laissent plus personne indifférent. Propriétaires et commerçants du Territoire de la capitale fédérale (FCT) montent au créneau et exigent des mesures concrètes de la part de l'administration. Leur principale demande : le désensablement des caniveaux, obstrués par des années de négligence et de dépôts sauvages d'ordures. Chaque pluie torrentielle transforme les rues en rivières, endommage les biens et paralyse l'activité économique. Les sinistrés, eux, comptent les pertes et s'impatientent.
Les quartiers résidentiels comme les zones commerciales sont touchés. À Wuse, à Garki ou à Maitama, les mêmes scènes se répètent : des eaux boueuses qui s'engouffrent dans les boutiques, des voitures emportées, des entrepôts inondés. Pour les commerçants, chaque épisode pluvieux représente des milliers de nairas de marchandises perdues. Les propriétaires, eux, voient la valeur de leurs biens immobiliers fondre. La situation devient intenable, et beaucoup pointent du doigt l'inaction des autorités, qui se contentent de promesses après chaque catastrophe.
Cette colère trouve un écho particulier dans un contexte où les infrastructures de drainage, conçues pour une ville de taille modeste, n'ont pas suivi l'explosion démographique d'Abuja. Les caniveaux, mal dimensionnés et mal entretenus, ne suffisent plus à évacuer les eaux de pluie. Les experts rappellent que des investissements lourds sont nécessaires, mais aussi une politique de prévention et de sensibilisation. En attendant, les habitants s'organisent : certains élèvent des seuils, d'autres installent des pompes, mais ces solutions de fortune ne règlent pas le problème de fond.
Pour la diaspora ouest-africaine, souvent propriétaire de biens dans la capitale nigériane, ces inondations récurrentes compliquent la gestion locative et pèsent sur la valeur des actifs. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces réalités en temps réel, mais cela ne suffit pas à protéger les investissements. La balle est désormais dans le camp du FCT Administration, qui devra prouver sa capacité à anticiper et à agir, avant que la saison des pluies ne frappe à nouveau.
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